En Direct de Gaza : Deux morts et 62 blessés dans la bande de Gaza-bilan provisoire- : Ce vendredi 22 mars 2019 : Un début du printemps sanglant en Palestine !

Par Ziad Medoukh, Gaza

En Direct de Gaza :

Deux morts et 62 blessés dans la bande de Gaza-bilan provisoire- :

Ce vendredi 22 mars 2019 :

Un début du printemps sanglant en Palestine !

L’armée israélienne a assassiné ce vendredi 22 mars 2019 deux palestiniens de 24 et 29 ans à Gaza, et en a blessé 62 autres -bilan provisoire- par des balles réelles.

Ces palestiniens manifestaient pacifiquement près des zones tampon de sécurités imposées par les forces de l’occupation israélienne sur les frontières de la bande de Gaza.

Après la mort de 4 palestiniens en Cisjordanie mardi et mercredi dernier, tués par les soldats israéliens, deux palestiniens sont assassinés aujourd’hui dans la bande de Gaza.

Et ça continue !

Un début du printemps sanglant dans les territoires palestiniens !

C’est terrible !

Les agressions israéliennes contre notre population civile se poursuivent.

Jusqu’à quand ces massacres israéliens contre notre peuple ?

Plus de 14.000 palestiniens de toute la bande de Gaza se sont ressemblés en masse ce vendredi 22 mars 2019 pour la 51ème semaine de la grande « Marche du retour » sur les frontières-le vendredi de « La marche du retour est notre choix  » – dans une initiative non-violente afin de montrer l’attachement des Palestiniens à leur terre, que le droit au retour est sacré pour tout le peuple palestinien, et pour exiger la levée du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza.

Les soldats israéliens qui se trouvaient sur les frontières ont ouvert le feu en tuant deux personnes et en blessant soixante-deux.

Les manifestants et malgré la brutalité des forces de l’occupation israélienne, les balles réelles, les gaz lacrymogène de l’occupant, sont plus que jamais déterminés à poursuivre ce type d’actions. Ils développent des stratégies non-violentes face à cette occupation aveugle

Ils défient les soldats israéliens avec leurs drapeaux palestiniens dans les mains et leurs actions pacifiques.

Honte à cette occupation illégale !

Honte à cet état d’apartheid !

Honte à ces crimes israéliens contre les civils palestiniens !

Honte à ce blocus israélien inhumain et mortel !

Honte à cette communauté internationale officielle complice !

Vive la solidarité !

Gaza sous blocus résiste

Gaza la dignité persiste

Et Gaza l’espoir existe !

Gaza la courageuse défie l’occupation !

Gaza l’abandonnée vit !

Gaza la digne est plus que jamais déterminée !

Ici , notre terre et ici, notre Palestine !

La lutte continue !

La Palestine vivra !

La justice triomphera !




Des accusations d’antisémitisme ciblent les enseignants progressistes de l’Université de New York

Rachel Ida Buff – 20 mars 2019

La Faculté de la Communauté Kingsborough (KCC).

Le corps enseignant politiquement progressiste de la Faculté de la Communauté Kingsborough a commencé à s’organiser plus activement sur son lieu de travail. Récemment, un certain nombre d’entre eux se sont réunis pour organiser les prochaines élections syndicales du campus, afin de créer une section dynamique se basant sur un militantisme de terrain.

Une fois organisés, ces enseignants se sont trouvés confrontés à une opposition de plus en plus agressive venant des conservateurs sur le campus. L’administrateur de Kingsborough, Michael Goldstein, en particulier, a accusé les enseignants progressistes de la faculté d’avoir orchestré à son encontre une « campagne systématique et pernicieuse » de haine antisémite. « La raison de leur attaque ? » écrit-il. « Je suis juif, conservateur politiquement, et je crois dans le sionisme, le mouvement des droits civils du peuple juif ». Et ces accusations ont été reprises et amplifiées par leJerusalem Post et le magazine Tablet.

Ces accusations sont irresponsables et infondées. En les portant, Goldstein adopte une tactique de la droite qui est dangereuse et de plus en plus courante : déployer cyniquement l’antisémitisme – qui est un problème très réel – comme une arme afin d’intimider les opposants politiques.

Les enseignants progressistes ont été soumis à plusieurs formes différentes de harcèlement. Plus d’une douzaine d’entre eux, par exemple, ont récemment reçu des lettres du projet Lawfare les menaçant de poursuites. Certains des enseignants progressistes, accusés par Goldstein dans la presse d’incitation à la haine antisémite, ont également reçu des courriels et des lettres de menace.

Anthony Alessandrini, professeur d’anglais à Kingsborough et qui participe aussi à la faculté au Programme de maîtrise en études du Moyen-Orient au Centre des diplômés de CUNY, est l’un de ceux que Goldstein accuse publiquement dans un récent article de « jouer les marionnettistes » avec ses collègues progressistes, et d’inciter à la haine antisémite à la faculté. L’article évoque spécifiquement l’engagement intellectuel et politique d’Alessandrini dans le travail de solidarité avec la Palestine, en se basant sur un article qu’il a écrit sur le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions comme preuve de son opinion anti-juive. Le fait que Goldstein et les sources journalistiques qui reprennent son récit associent la critique d’Israël à l’antisémitisme menace d’étouffer tout débat sur la question de savoir si la KCC est en droit d’étudier, d’écrire et de débattre librement, comme eux-mêmes le font, sur toutes les questions importantes, politiquement et intellectuellement.

Il est révélateur que Goldstein ait fait appel au soutien du Projet Lawfare, dont la mission consiste à utiliser les poursuites judiciaires pour antisémitisme comme moyen de harcèlement contre le corps enseignant et les institutions universitaires, peut-être plus particulièrement à l’Université d’État de San Francisco, dans un dossier récemment débouté par un juge fédéral. (Un autre dossier similaire est toujours en instance devant un tribunal d’État).

Le Projet Lawfare est déjà impliqué depuis plusieurs années dans une action juridique concernant des accusations d’antisémitisme à Kingsborough. À l’instar de Goldstein, Jeffrey Lax, professeur de commerce à Kingsborough, s’est lui aussi tourné vers le Projet Lawfare pour déposer plainte pour discrimination à l’emploi, contre la faculté. (Le dossier soutient notamment que le fait que le corps enseignant de Kingsborough ait un pourcentage de juifs inférieur à celui du quartier voisin de Manhattan Beach à Brooklyn constitue la preuve d’une discrimination à l’emploi contre les juifs). La directrice du Projet Lawfare, Brooke Goldstein, prend des positions extrêmes sur un certain nombre de questions, s’exprimant dans des médias tels que Fox News. Elle a nié l’existence des Palestiniens, et critiqué l’institution d’une nationalité au titre du seul droit du sol, par exemple.

Le caucus (réunion des instances dirigeantes) des enseignants progressiste de Kingsborough (dont beaucoup sont juifs) n’a été impliqué dans aucun harcèlement de collègues. Le caucus s’est réuni au lendemain de l’élection du Président Trump en 2016, en tant que collectif informel. Les membres du corps enseignant au caucus ont alors exprimé dans un courriel leur volonté commune :

– renforcer les structures institutionnelles existantes d’une gouvernance partagée ; en faisant en sorte que les intérêts des enseignants à temps partiel soient plus équitablement reconnus ;

– encourager un sentiment plus fort de la communauté intellectuelle par un engagement commun envers la cause large et progressive de l’enseignement public ; et

– aborder les questions de l’oppression structurelle – y compris, mais sans s’y limiter, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie, les sentiments anti-immigrants, et l’oppression fondée sur l’identité sexuelle – car elles affectent toutes celles et ceux d’entre nous qui enseignent, étudient, et travaillent à la KCC.

À la lecture d’articles selon lesquels une photographie du père de Golsdstein aurait été, au printemps dernier, vandalisée avec des graffitis antisémites, trente-sept enseignants dont plusieurs sont affiliés au caucus ont signé une lettre condamnant de tels actes. Goldstein, cependant, a insisté, y compris dans cette vidéo qu’il a postée l’an dernier, en disant que le corps enseignant progressiste « fortement organisé », qu’il décrit comme une « frange d’extrême gauche » socialiste et communiste, avait créé un climat de haine anti-Israël et anti-juif sur le campus en général, et incité à cet acte de vandalisme en particulier.

D’autres enseignants de CUNY sont venus soutenir leurs collègues de Kingsborough visés par ces accusations ; « Nous nous opposons aux tentatives visant à réduire au silence les membres de notre corps enseignant qui exercent leur droit à s’organiser, à faire des recherches, et à écrire sur les questions incontournables de notre époque », écrivent-ils dans une lettre ouverte.

La Faculté de la Communauté de Kingsborough et CUNY ont conduit des enquêtes sur ces accusations, mais elles n’ont pas encore publié de déclaration au-delà de cette lettre récente de la présidente de Kingsborough, Claudia Schrader, adressée au Daily News de New York, notant que « des articles récents » sur l’antisémitisme à la faculté avaient « exacerbé l’acrimonie » sur le campus.

Ces fausses accusations d’antisémitisme à CUNY-Kingsborough masquent une agression concertée contre l’organisation des enseignements progressistes.

(Article publié sur l’Academe Blog, le 19 mars 2019 en réponse aux récentes accusations portées contre le corps enseignant de la CUNY).

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source: Jadaliyya




Des Palestiniens poursuivent en justice des colons à propos du vol de leurs biens et de leur inscription sur Airbnb

Par Ali Abunimah, 20 Mars 2019

Deux palestiniens aux États Unis intentent un procès à des colons israéliens au motif qu’ils tirent profit de biens volés à leurs familles en Cisjordanie et les mettent sur le site de location de Airbnb.

Le procès prend la forme d’une demande reconventionnelle contre les colons qui ont eux-mêmes poursuivi Airbnb sur sa décision de l’an dernier de retirer des listes de propriétés situées dans des colonies.

Les deux Palestiniens, Ziad Alwan et Randa Wahbe, sont rejoints dans leur action en justice par deux villes de Cisjordanie, la municipalité d’Anata, à l’est de Jérusalem et le conseil villageois de Jalud près de Naplouse.

Ils sont représentés par le Centre pour les droits constitutionnels, qui a déposé lundi la demande reconventionnelle près le tribunal fédéral du Delaware.

Dans leur poursuite originelle, les colons ont prétendu que Airbnb faisait de la discrimination envers eux, du point de vue du Fair Housing Act (Loi sur le logement équitable), une loi du temps des luttes pour les droits civiques aux USA, qui garantit l’accès au logement indépendamment de la race, de l’ethnicité ou de la religion.

Mais les avocats des propriétaires palestiniens disent que cela inverse la réalité, étant donné que les biens enregistrés par Airbnb sont situés dans les colonies israéliennes dont l’entrée est interdite aux Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie, dont Jérusalem Est et les monts du Golan syriens sont illégales en droit international.

« Quiconque regarde les faits peut dire que nous sommes les propriétaires légitimes de cette terre, quelle que soit la manière dont les colons essaient de tourner les choses » a dit Ziad Alwan qui habite Chicago et qui possède un document d’enregistrement montrant que la terre sur laquelle les colons exploitent un bed and breakfast est enregistrée au nom de son père.

« J’ai engagé cette procédure en mémoire de mon père et pour mes propres enfants auxquels j’ai enseigné de ne jamais oublier que cette terre est la leur, de droit ».

Alwan dit son histoire dans la vidéo (début du texte)

Selon le Centre pour les droits constitutionnels, la procédure engagée par les propriétaires palestiniens a pour argument que « les colons israéliens qui ont poursuivi Airbnb ont participé  à des crimes de guerre en aidant la saisie de terres dans le territoire palestinien occupé, y compris les terres sur lesquelles se trouvent précisément les propriétés Airbnb ».

« Les colons qui ont intenté un procès à Airbnb emploient cyniquement le langage de la discrimination afin de pousser plus loin leurs propres objectifs illégaux’, a dit Diala Shamas, l’avocate de l’équipe du Centre pour les droits constitutionnels. « L’expérience de nos clients – des Palestiniens qui sont directement affectés par les actions de ces colons – montre où les discriminations et l’illégalité se situent véritablement. Cette affaire traduit les colons devant un tribunal américain ».

Les municipalités d’Anata et de Jalud se sont jointes à la procédure parce que des colons israéliens mettent sur les listes Airbnb des propriétés bâties sur leurs territoires :

 

« J’intente ce procès parce que je veux vivre en paix avec ma famille et dans ma communauté sans la menace constamment imminente d’arrestations, de meurtres, d’attaques nocturnes, de démolitions de maisons, de restriction de mouvement etc. – qui font tous partie de l’occupation militaire qui sert à protéger les pratiques discriminatoires des colons » a dit Randa Wahbe, la deuxième plaignante palestinienne.

« Si Airbnb devait permettre aux colons israéliens de louer leur maison, ils normaliseraient une occupation militaire violente et brutale » ajoute Wahbe dans cette vidéo :

Israël encourage un tourisme colonial

En même temps, le groupe palestinien de défense des droits, Al-Haq, a souligné cette semaine le rôle actif du gouvernement israélien dans la promotion du tourisme dans les colonies.

En février, le gouvernement israélien a sponsorisé le Marché International du Tourisme Méditerranéen, une exposition de premier plan, qui cible les professionnels du tourisme.

Cette manifestation a exposé des éléments importants destinés à encourager le tourisme dans des colonies de toute la Cisjordanie, dont Jérusalem Est et les monts du Golan.

Al-Haq a noté que les entreprises des colonies, dont les services touristiques, « alimentent l’expansion des colonies israéliennes et encouragent l’installation de colons, (ce qui) constitue un crime de guerre en droit international ».

 

Des pressions pour la publication d’une base de données de l’ONU

Depuis 2017, le bureau des droits humains de l’ONU compile des données sur les sociétés israéliennes et autres, impliquées dans l’activité économique des colonies.

La création de la base de données a été commandée par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

L’an dernier, l’ONU a établi un rapport sur cette initiative mais, sous une pression intense des USA et d’Israël, les noms des entreprises ont été retirés.

Ce rapport mentionne en particulier comment « l’industrie touristique, y compris des tour opérateurs, des sites de réservation d’hébergement et de voyage en ligne et des entreprises de location de véhicules » aident tous à la « rentabilité et à la pérennité » des colonies.

La semaine dernière, Al-Haq a envoyé des lettres à des gouvernements membres de l’ONU insistant pour que la base de données soit publiée.

Cela s’est passé après que Michelle Bachelet, l’actuelle Haute Commissaire de l’ONU pour les droits humains ait annoncé encore un délai supplémentaire pour la publication de la base de données.

Lundi, près de 100 organisations du monde entier ont écrit à Bachelet en exprimant leur « profonde préoccupation » sur ce retard, disant qu’il gênerait les efforts engagés pour assurer le respect des droits des Palestiniens et le droit international.

En février, plus d’une douzaine d’organisations de défense des droits humains des Palestiniens appartenant à la société civile ont écrit à Bachelet avec la même demande.

Elles exposaient qu’un délai supplémentaire « encouragerait une culture de l’impunité déjà présente pour les violations des droits humains et des crimes reconnus à l’échelle internationale » commis par Israël et les milieux économiques qui aident et sont complices de son entreprise de colonisation.

Traduction: SF pour l’Agence Media Palestine

Source: Electronic Intifada




Israël met fin à la Présence Internationale Temporaire à Hébron (TIPH)

Belal Shobaki, 28 Février 2019

Photo: Wisam Hashlamoun/APA Images

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a récemment interrompu les activités de la Présence Internationale Temporaire à Hébron, ou TIPH, qui surveillait les violations des droits humains dans la ville depuis plus de vingt ans. “Nous n’allons pas laisser une force internationale agir contre nous,” a déclaré Netanyahou. En réponse à quoi, des militants palestiniens ont lancé une campagne populaire afin de répertorier les violations des droits et de protéger les habitants des agressions des colons israéliens à la place de la TIPH.

Comment la TIPH a-t-elle été créée ? Qu’a-t-elle accompli ? Pourquoi Netanyahou s’en prend-il a elle maintenant ? Cet article écrit par l’analyste d’Al-Shabaka, Belal Shobaki, nous éclaire sur la stratégie de Netanyahou et fait des propositions à la communauté internationale afin de mieux défendre les droits des Palestiniens.

Le 25 Février 1994, le colon israélien Baruch Goldstein a tué par balles 29 Palestiniens alors qu’ils priaient à la Mosquée Ibrahimi à Hébron. Le conseil de sécurité de l’ONU a condamné ce crime et a appeler à la protection des habitants de Hébron. L’Italie et la Norvège ont envoyé une mission d’observation peu de temps après, mais elle ne fut opérationnelle que trois mois. Trois ans plus tard, l’article 18 du Protocole de Hébron de 1997stipulait la création d’une présence internationale avec des rôles déterminés par l’OLP et Israël. La Présence Internationale Temporaire à Hébron a alors été créée, avec la participation du Danemark, de l’Italie, la Norvège, la Suède, la Suisse et la Turquie.

La TIPH surveillait et répertoriait la situation des droits humains principalement dans la vieille ville de Hébron et dans le quartier de Tel Rumeida. Les populations s’étaient familiarisées aux voitures blanches avec le logo rouge de ses membres. En outre, la mission a développé des relations avec la communauté palestinienne et oeuvrait à l’amélioration de ses conditions de vie, en soutenant des projets dans les domaines de l’autonomisation économique des femmes, l’éducation, le soutien psychologique et la rééducation. Les membres de la mission se déplaçaient librement et vivaient dans ces zones. Bien que le rôle de la TIPH était limité, et en tant que tel ne permettait pas d’empêcher les attaques de colons, les Palestiniens appréciant sa présence.

A l’inverse les colons israéliens à Hébron pensaient que la TIPH freinait leurs projets d’expension dans la vieille ville. Projet qu’ils soutenaient en attaquant violemment les habitants palestiniens, poussant une nombre significatif d’entre eux à partir de le vieille ville pour aller s’installer dans d’autres partie de la métropole. Les colons attaquaient aussi les membres de la mission.

Cela faisait plus de vingt ans que la TIPH avait commencé à publier des rapports qui répertoriaient les violations des droits humains par Israël, ce qui ne plaisait pas au gouvernement, aux partis d’extrême droite et aux colons israéliens. En outre, c’est Netanyahou lui-même le premier ministre qui a signé le Protocole de Hébron en 1997. Alors pourquoi Netanyahou prend-il cette initiative maintenant ?

Premièrement, le parti du Likud est aujourd’hui davantage soumis aux partis d’extrême droite qui, pendant des année ont mené une campagne féroce pour inciter les colons à attaquer la TIPH. Netanyahou a donc plus de chance de plaire aux électeurs israéliens d’extrême droite dans la perspective des élections de la Knesset en Avril 2019. Le moment est aussi propice puisque les préoccupation des Palestiniens actuellement se tournent davantage vers des problématiques intérieures comme la sécurité sociale, la formation du gouvernement, la dissolution du Conseil Législatif Palestinien et la réconciliation nationale.

Deuxièmement, cette initiative doit être comprise dans le contexte de l’expansion massive des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem, avec Hébron ayant une importance toute particulière pour les sionistes extrémistes. En rendant le transfert des habitants palestiniens de la vieille ville moins visible à la communauté internationale, l’expansion israélienne sera bien plus aisée.

Troisièmement, le choix pour Israël n’était pas particulièrement difficile : soit, il laissait la TIPH continuer, avec ses rapports de condamnations, deux fois par jour ; soit il l’expulsait et supportait des réprimandes temporaires de la communauté internationale (réprimandes auxquelles Israël est capable de faire face pour pouvoir faciliter ses projets d’expansion en Cisjordanie).

Les colons considéreront l’arrêt de la TIPH comme le feu vert à la violence, et par là même à menacer les vies et les droits fondamentaux des Palestiniens. Cette initiative pourrait aussi mener au retrait complet d’Israël du protocole de Hébron. T

Israël mène clairement une politique qui enfreint tous les accords signés avec les Palestiniens, et viole les principes de protection humanitaire assurée aux populations civiles sous occupation selon les conventions internationales. L’arrêt par Netanyahou de la TIPH est une manifestation de cette politique. Les violations israéliennes continueront à moins que les Palestiniens ne reçoivent un véritable soutien et une protection internationale.

La communauté internationale, particulièrement l’UE, doit aller plus loin que de simples réprimandes et condamnations et doit agir ainsi :

  • Les pays de l’UE doivent faire pression sur le gouvernement de Netanyahou pour qu’il fasse machine arrière sur l’arrêt du TIPH. Les liens diplomatiques, politiques, économiques et culturels de l’UE avec Israël devraient être utilisés pour faire pression pour qu’Israël cesse ses violations des droits humains à Hébron, ainsi que dans le reste des territoires palestiniens occupés.
  • Les pays participant à la TIPH doivent voir l’initiative de Netanyahou comme une contestation directe à l’objectif pacifiste de cette mission et ainsi prendre les mesures diplomatiques appropriées pour répondre à cette offensive.
  • Les pays de l’UE devraient soutenir les efforts des Palestiniens pour mettre Israël face à ses responsabilités au niveau international pour ses violations des droits humains, étant donné que la présence de cette mission était en accord avec la Résolution 904 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Membre exécutif d’Al-Shabaka, Belal Shobaki est à la tête du département de Sciences Politiques à l’Université de Hébron, Palestine. Il est membre de l’Association des Études Politiques Américaines. Il a écrit sur l’islam politique et l’identité et travaille actuellement sur un projet de recherche sur l’interaction entre Israéliens et Palestiniens dans la vieille ville de Hébron. Shobaki était auparavant éditeur en chef de Alwaha Newspaper en Malaisie. Il était également conférencier au département de Sciences Politiques à l’Université d’An-Najah et à la tête de l’unité d’études au Centre palestinien pour la Démocratie et les Études.

Traduction: Lauriane G. pour l’Agence Média Palestine

Source: Al-Shabaka




Chanter dans la dernière colonie européenne du Moyen-Orient

Pourquoi Israël fait-il partie du concours de l’Eurovision ?

Par Mariam Barghouti, 21 mars 2019

Les présentateurs Assi Azar et Lucy Ayoub montrent la carte d’Israël au cours du tirage au sort pour la répartition en demi-finale de l’Eurovision, au Musée des Beaux-Arts de Tel Aviv, en Israël, le 28 janvier 2019 [Corinna Kern/Reuters]

A moins de deux mois du lancement du concours de chansons de l’Eurovision à Tel Aviv, la controverse autour du pays hôte ne peut que croître. L’événement est une opportunité majeure de « blanchir » par l’art ses crimes contre la population palestinienne et les militants pro-palestiniens sont déterminés à la contester par un boycott.

Des célébrités comme Roger Waters et Wolf Alice ont déjà appelé les institutions médiatiques et les artistes à réfuser de participer, tandis que le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a intensifié sa campagne contre l’événement.

La décision provocatrice de faire la soirée d’ouverture de l’Eurovision le 14 mai est particulièrement exaspérant pour les Palestiniens puisque cela tombe sur le jour où Israël commémore sa déclaration d’indépendance de 1948. Le jour suivant, alors que des chanteurs européens concourront à Tel Aviv, la Palestine marquera le 71e anniversaire de ce qu’ils appellent la Nakba, la catastrophe, commémorant les victimes de la campagne de nettoyage ethnique israélienne.

Mais au-delà de l’enjeu évident pour Israël d’utiliser encore un autre événement culturel pour blanchir sa sanglante réputation, l’événément de l’Eurovision à venir est aussi une opportunité pour réfléchir à quel point Israël est européen.

La question que peu d’Européens semblent se poser est pourquoi un pays situé au Moyen-Orient (très loin des frontières, naturelles ou imaginées, de l’Europe) participe depuis 1973 à une compétition fondée sur la vision d’une Europe en train de s’unifier culturellement. C’est un pays qui, en se définissant lui-même comme un « état juif » construit sur « la terre promise » et comme « la seule démocratie au Moyen-Orient », a affirmé avoir son origine et ses racines fermement établis au Moyen-Orient.

Pourquoi donc les artistes israéliens chantent-ils à l’Eurovision ? Pourquoi les équipes de football israéliennes jouent-elles dans les championnats de l’UEFA et concourrent-elles avec les équipes européennes pour les qualifications de la Coupe du monde de la FIFA ? Pourquoi les médecins israéliens sont-ils membres du Forum européen des associations médicales qui a actuellement à sa tête un responsable israélien ?

La réponse est simple : parce qu’Israël a été fondé et continue à être une colonie d’occupation européenne.

Une colonie européenne en Palestine

Israël est une des dernières colonies européennes restantes, aux côtés d’endroits comme la Guyane française, la Nouvelle Calédonie, les Bermudes et les Îles Caïmans. Il a réussi à survivre à la vague de décolonisation du 20e siècle en fabriquant soigneusement un mythe fondationnel d’exceptionalisme, utilisant la prémisse idéologique sioniste selon laquelle les juifs doivent retourner à la « terre promise » et qu’ils ne peuvent être en sécurité que dans un état réservé aux juifs.

Bien qu’Israël utilise une lecture sioniste des Ecritures juives pour affirmer que la Palestine était « originellement » juive et la « patrie » authentique de tous les juifs et pour réclamer une continuité territoriale historique avec un état juif pré-chrétien, ses pères fondateurs (tous juifs européens et pour la plupart ashkenazes) s’étaient embarqués dans une campagne systématique pour européaniser tous les espaces qu’ils colonisaient.

Ils ont commencé par construire le nouvel état sur la même prémisse que les colonialistes européens ont utilisée pendant des siècles — à savoir qu’ils s’embarquaient pour une mission civilisatrice. Et alors que les empires européens s’écroulaient, Israël a fleuri, solidifiant son mythe de fondation en tant qu’ « îlot de stabilité » dans une région turbulente.

Les colonialistes sionistes ont adopté aisément les opinions que les projets coloniaux européens avaient développées vis-à-vis des populations autochtones. Peu après la déclaration de Balfour de 1917, le leader sioniste Chaim Weizmann, par exemple, écrivit dans une lettre à Lord Balfour que les Arabes étant « superficiellement habiles et vifs d’esprit » et « traîtres » par nature ne seraient pas capables d’établir leur propre état en Palestine « parce que le fellah (le paysan) a au moins quatre siècles de retard et que l’effendi (membre de la classe urbaine) … est mahonnête, peu éduqué, avide et aussi peu patriote qu’il est inefficace ».

Comme les Européens, les colonialistes d’occupation israéliens ont aussi mis en oeuvre une combinaison de nettoyage ethnique et de soumission pour « nettoyer » la terre qu’ils colonisaient de leur population autochtone « inférieure ».

Mais les bâtisseurs de l’état israélien ont été confrontés à un défi idéologique majeur avec la population juive du Moyen-Orient qui était encouragée à émigrer en masse en Palestine et était utilisée comme main d’oeuvre bon marché pour construire des colonies sionistes. Ce que les colonisateurs européens trouvèrent particulièrement « perturbant » à propos des juifs misrahim, c’était leur « caractère arabe ».

Première femme à être Premier ministre d’Israël, Golda Meir a déclaré : « Tout juif loyal doit parler yiddish, car celui qui ne parle pas yiddish n’est pas juif ».

Autrement dit, la seule identité juive authentique était celle que l’élite ashkenaze avait apportée d’Europe ; la judaïté des misrahim (ou sépharades) était « impure ». A cause de cela, ils étaient jugés vulnérables à l’ « influence arabe » et leur loyauté était mise en question. Des mesures devaient être prises rapidement pour contrôler cette communauté juive « suspecte » qui devint bientôt la moitié de la population israélienne.

Pendant un débat à la Knesset en 1951 sur l’éducation, le premier Premier ministre d’Israël, David Ben-Gurion, fut assez explicite : « Un Yéménite juif est d’abord et avant tout un juif, et nous voulons faire, autant que possible et aussi vite que possible, d’un Yéménite un juif ».

A une autre occasion, il déclara aussi : « Nous ne voulons pas que les Israéliens deviennent des Arabes. Il nous incombe de lutter contre l’esprit du Levant, qui corrompt les individus et les sociétés ».

Donc, l’élite israélienne ashkenaze s’embarqua dans l’ambitieux projet de « civiliser » — c’est-à-dire d’« européaniser » — leurs frères orientaux par une ré-éducation, un lavage de cerveau idéologique et des kidnappings massifs d’enfants.

Le résultat de cette « campagne civilisationnelle » est une discrimination systématique et continuelle contre les juifs misrahim — qui occupent encore les derniers échelons de la société israélienne— et par extension, contre quiconque est non-juif et non-blanc.

La hiérarchie raciale d’Israël reflète en grande partie celle établie en Europe, aux Etats-Unis et au Canada : l’élite blanche et la classe moyenne au sommet et le reste au bas de l’échelle.

La culpabilité européenne et l’antisémitisme

Les mouvements de décolonisation qui ont explosé dans toute l’Asie, toute l’Afrique et au Moyen-Orient ont forcé l’Europe à démanteler progressivement ses opérations coloniales. Israël, toutefois, a été épargné de ce développement. A un moment, une partie de l’élite intellectuelle européenne a commencé à parler de « post-colonialisme » en depit du fait qu’une colonie européenne majeure demeurait dans son voisinage immédiat. En fait, à ce jour, les gouvernements européens refusent d’admettre qu’ Israël est l’un de leurs projets coloniaux, maintenant complètement dépassé.

Ironiquement, la culpabilité de l’Holocauste a poussé les gouvernements européens à soutenir le projet sioniste d’envoyer des colons juifs coloniser la Palestine, en dépit du fait que l’idée que les juifs — à cause de leur judaïté —devraient quitter l’Europe pour une autre patrie est intrinsèquement antisémite.

Le soutien inconditionnel à la colonisation continuelle de la Palestine par Israël et la victimisation de sa population autochtone ont souvent été justifiés (particulièrement par des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche) comme une expiation pour les crimes passés.

Mais l’antisémitisme n’est pas une chose du passé en Occident. Il est vivant et bien vivant, de manière effrayante, une partie de l’échec occidental à affronter les questions de racisme, de suprémacisme blanc et de colonialisme à l’intérieur de sa société et de sa culture.

En ce sens, les gouvernements européens appuyant Israël dans son usage persistant des pratiques européennes de soumission coloniale du 20e siècle contre la population autochtone palestinienne est un témoignage du fait qu’ils n’ont jamais réellement liquidé correctement leur propre passé colonial criminel et en fait qu’ils n’ont pas totalement rejeté les idées qui ont favorisé le colonialisme et l’antisémitisme.

C’est pourquoi les élites européennes ne voient pas comme un problème que des artistes européens se produisent en Israël, que des consommateurs européens jouissent de biens produits dans des colonies israéliennes illégales, que des gouvernements européens achètent la technologie de surveillance israélienne alors que des Palestiniens sont opprimés, expulsés de leurs foyers et de leurs terres, mutilés et massacrés quotidiennement.

Tout changement radical dans leur position ne peut venir que parallèlement à une reconnaissance complète et une expiation des crimes coloniaux, à une compensation pour les populations affectées, à la décolonisation et la déracialisation des structures de pouvoir et à la condamnation du suprémacisme blanc. Alors seulement les Européens (et par extension les Américains) pourront reconnaître Israël comme leur création coloniale et admettre la honte historique de sa fondation et de sa croissance.

Alors seulement l’Occident sera capable de faire vraiment rendre des comptes à Israël pour ses crimes.

Traduction: Catherine G. pour l’Agence Média Palestine

Source: Al Jazeera

Mariam Barghouti est une écrivaine américano-palestinienne basée à Ramallah.




Son visage est devenu bleu, puis il est mort

Sarah Algherbawi – The Electonic Intifada – 18 mars 2019

Des amis rendent hommage à Hasan Shalabi, tué par Israël le 8 février. (Ashraf Amra APA/Images)

Rami Dababish tentait d’aider le blessé quand il se retrouve devant un épais nuage de gaz lacrymogène. Ressentant les effets asphyxiants du gaz, il recule et s’accroupit au sol. Alors il s’aperçoit qu’il y a un adolescent à côté de lui.

Dababish, qui est médecin de campagne, dit alors au garçon de ne pas s’aventurer plus loin. Mais ses conseils n’y changent rien. Et peu après, Dababish voit le garçon tomber au sol.

En me précipitant vers le garçon « J’ai vu que du sang coulait de sa nuque » dit Dababish. « J’ai essayé d’enrayer le saignement en mettant de la gaze sur la blessure et en la pressant. Puis son visage est devenu bleu. C’était seulement quelques minutes avant qu’il ne meurt ».

Ce meurtre a eu lieu le 8 février lors de la Grande Marche du Retour, la manifestation hebdomadaire à Gaza qui exige que les réfugiés palestiniens soient autorisés à revenir dans les villes et villages d’où les forces sionistes les ont chassés en 1948. La victime s’appelait Hamza Ishtaiwi. Il avait 17 ans.

« Hamza ne tenait aucune arme ni aucune pierre » dit Dababish. « C’était un manifestant pacifique – comme les autres jeunes et enfants qui manifestent chaque vendredi pour leur droit au retour ».

Hamza avait prévu de quitter Gaza. Une semaine auparavant, il en avait parlé à sa tante Bothaina Ishtaiwi qui travaille comme journaliste en Turquie. Hamza avait demandé à Bothaina de l’aider à parvenir en Turquie pour qu’il puisse y étudier.

« Si j’avais su qu’il était sur le point d’être tué, j’aurais accédé à sa demande », dit Bothaina par téléphone.

L’organisation Défense des enfants International/Palestine a déclaré que Hamza se trouvait à environ 200 mètres de la clôture qui sépare Gaza d’Israël quand il a été atteint par une balle réelle.

« Je ne m’attendais pas à ce que Hamza soit blessé ou tué » dit Muhammad Ishtaiwi, le père du garçon. « Il se tenait toujours éloigné de la clôture frontalière (durant les manifestations hebdomadaires) et il ne tenait aucune arme d’aucune sorte ».

« Notre petit homme »

La famille Ishtaiwi veut une enquête internationale sur le meurtre de Hamza par un sniper israélien.

Dans une lettre à Rashida Tlaib, membre du Congrès des États-Unis, la famille affirme que Hamza a été tué « de sang-froid » et qu’Israël a pratiqué des « tirs excessifs » contre bien d’autres participants lors des Grandes Marches du Retour depuis qu’elles ont commencé l’an dernier.

Hasan Shalabi, âgé de 13 ans, a lui aussi été tué ce 8 février. Il manifeste à proximité de Khan Younis à Gaza quand il est touché à la poitrine par un tireur embusqué israélien.

La famille Shalabi, qui vit dans le camp de réfugiés de Nuseirat, a connu de nombreuses épreuves dans cette dernière période. Le père de Hasan, Iyad, est fonctionnaire. Il y a environ 18 mois, son salaire a été considérablement réduit par l’Autorité palestinienne.

Hasan a recherché du travail pour essayer de pallier la baisse de revenu de son père. C’était un footballeur de talent. Pourtant, une fois s’être mis à travailler, il n’a que rarement retrouvé ses amis pour des matchs de football après ses cours quotidiens.

« Hasan allait travailler dans une boulangerie après l’école ; il travaillait jusqu’à minuit pour trois dollars par jour afin de nous aider » dit sa mère Fatma, nièce d’un important représentant du Hamas, Ismail Haniyeh. « Je n’ai jamais ressenti Hasan comme un enfant. C’était notre petit homme. Il portait un sentiment de responsabilités envers sa famille. Je ne sais absolument pas pourquoi Israël l’a tué. C’était un pilier de cette maison ».

Hasan avait un frère et cinq sœurs. Il n’a jamais connu Jouri, qui aurait été sa sixième sœur. Elle est née 20 jours après qu’il a été tué.

« Comme une fusée »

Hasan Nofal, 16 ans, est une autre victime de la violence de l’État israélien ce même 8 février.

Ce jour-là, Hasan rejoint la Grande Marche du Retour, près d’al-Bureij, avec son ami Nael Muharib.

Après s’être acheté des cannettes de Coca-Cola, les deux garçons s’approchent de la clôture entre Gaza et Israël.

« Je tenais la cannette de Hasan » dit Nael. « J’étais sur le point de la lui donner quand soudain, j’ai vu quelque chose de petit venir sur nous, comme une fusée. Cela a atteint Hassan à la tête, et il a perdu conscience ».

Cet objet volant, c’est une bombe lacrymogène.

Hasan est conduit d’urgence à l’hôpital. Il reste quatre jours en soins intensifs avant de mourir de ses blessures. La bombe lacrymogène lui avait fracturé le crâne et avait causé de graves lésions cérébrales.

C’est loin d’être la première fois qu’une bombe lacrymogène s’avère être une arme meurtrière. Au moins cinq enfants palestiniens sont morts depuis le début de 2018 après avoir été frappés avec de tels engins.

Israël a continué de lancer des gaz lacrymogènes en grande quantité depuis la mort de Hasan.

Le 15 février, Ahmad Abu Rashed, 13 ans, est touché à la tête par un projectile de gaz lacrymogène près du camp de réfugiés de Jabaliya.

Ahmad, qui est un passionné des arts martiaux, a l’habitude d’exécuter des mouvements de karaté devant la foule rassemblée lors des manifestations du vendredi. C’est alors qu’il est en train de réaliser une telle performance qu’il est blessé.

Accompagné d’autres membres de sa famille, Ahmad se trouve à environ 500 mètres de la clôture frontalière, d’après son père Suleiman.

« Nous buvions du thé et Ahmad pratiquait son karaté », dit Suleiman. « Le ciblage d’Ahmad a été direct et intentionnel ».

Malgré sa fracture du crâne, Ahmad réussit à survivre.

Ahmad a juré de continuer à manifester contre les injustices infligées à son peuple. « Une fois que j’aurai récupéré, je retournerai et je participerai à la Grande Marche du Retour » dit-il. « Et je recommencerai à exécuter du karaté ».

Sarah Algherbawi est une écrivaine et traductrice indépendante de Gaza.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source: Electronic Intifada




Fascisme… le parfum d’Israël

Par Ali Abunimah, 9 mars 2019

 

Ayelet Shaked, ministre israélienne de la Justice, a posté cette vidéo pour son parti New Right (Nouvelle Droite), dans laquelle elle se vante de son fascisme.

La publicité est ostensiblement ironique, se moquant des inquiétudes de la gauche face aux attaques de A. Shaked contre ce qui reste d’indépendance judiciaire en Israël.

Cette vidéo de 44 secondes présente A. Shaked comme un mannequin élégant dans une publicité pour un parfum raffiné appelé « Fascisme ».

Une voix off déclame : « Une révolution judiciaire, réduire l’activisme des juges, nomination des juges, gouvernance, séparation des pouvoirs, restrictions contre la Cour suprême » – des politiques qui sont censées être portées par A Shaked.

https://twitter.com/Ayelet__Shaked/status/1107718043571048450

Attaques contre les juges

En réalité, A. Shaked mène une guerre systématique contre le système judiciaire israélien, en particulier contre la Cour suprême, clamant régulièrement et à tort que les juges restreignent la possibilité pour l’armée israélienne d’occupation de tuer des Palestiniens en toute impunité.

Après un échange de coups de feu en Cisjordanie qui a tué un soldat et un colon israélien dimanche, A. Shaked a affirmé que « les contraintes légales imposées aux forces de défense israéliennes empêchent une dissuasion efficace », et que les soldats ont peur de tuer les Palestiniens à Gaza qui lancent des ballons incendiaires par-dessus la barrière.

En fait, les forces israéliennes agissent en quasi-totale impunité ; ils ont tué près de 200 manifestants non armés à Gaza au cours de l’année passée, et en ont tué des milliers d’autres.

Israël n’a ouvert d’enquête que sur 11 incidents cette dernière année, selon une procédure d’enquête militaire que le groupe de défense des droits B’Tselem a qualifié de « simulacre organisé ».

Alors que la Cour suprême israélienne est souvent présentée à l’étranger comme le porte-étendard des valeurs démocratiques et du libéralisme, elle a totalement échoué à contrôler l’occupation israélienne depuis des décennies, ouvrant régulièrement la voie aux violations des droits de la personne et des crimes de guerre contre les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Elle a donné sa bénédiction à des dizaines de lois racistes et à des politiques ouvertement racistes contre les citoyens palestiniens d’Israël.

A. Shaked prend maintenant des mesures pour restreindre encore la soi-disant indépendance du judiciaire, promettant une « révolution » contre les juges.

Dans ce que le Times of Israel a défini comme un « plan global et en profondeur », A. Shaked promet maintenant de démanteler le pouvoir de contrôle judiciaire de la Cour suprême sur le parlement israélien, la Knesset, et de donner aux législateurs parlementaires – dominés par l’extrême-droite – tout pouvoir pour nommer les juges.

L’un des slogans de son parti aux élections est : « Shaked vaincra la Cour suprême de justice ».

En 2014, A. Shaked a acquis une notoriété internationale en postant sur Facebook un appel génocidaire à massacrer les Palestiniens, y compris les femmes, que son post décrivait comme donnant naissance à « des petits serpents ».

Un tel langage, la comparaison des personnes à des animaux, est la marque des fascistes et des génocidaires partout.

Une « feuille de vigne » pour le fascisme

La publicité « Fascisme » de A. Shaked arrive juste après l’arrêt de la Cour suprême qui confirme une décision du comité des élections de la Knesset visant à interdire à Michael Ben-Ari de se présenter aux élections générales du 9 avril.

La Cour a également rejeté la décision du comité des élections d’interdire le parti de la Balad-United Arab List.

Le Procureur général israélien avait indiqué à la Cour qu’il était en faveur d’une confirmation de l’interdiction faite à Ben-Ari de se présenter, du fait, comme l’exprime Haaretz, de ses « incessantes incitations contre les Arabes ».

La dépossession des Palestiniens et le racisme à leur encontre a toujours été l’une des fondations de l’État israélien – avec la bénédiction de la Cour.

L’interdiction de Ben-Ari n’est qu’une « feuille de vigne » dissimulant mal que la Cour continue à légitimer la dérive continue vers l’extrême-droite ouvertement raciste – de fait, fasciste – de la politique israélienne. 

Alors qu’elle interdisait Ben-Ari à se présenter en tant qu’individu, la Cour autorisait le parti ultra-raciste Otzma Yehudit, ou Pouvoir juif, à rester sur les listes électorales.

Maintenant, le parti Kahanist réclame des postes centraux dans le futur gouvernement.

Au nombre de ses candidats – et possibles futurs ministres en coalition avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu – on trouve Baruch Marzel, un colon d’Hebron célèbre pour sa violence contre les Palestiniens. Marzel milite ouvertement pour le nettoyage ethnique de millions de Palestiniens.

« La seule manière d’avoir la paix est de les chasser d’Israël », affirme-t-il.

Un autre candidat est Itamar Ben Gvir, un avocat qui fait ouvertement la louange de Baruch Goldstein, le colon américain qui, il y a 25 ans, avait massacré 29 hommes et garçons palestiniens alors qu’ils priaient à la mosquée Ibrahimi à Hebron.

Que la Cour suprême israélienne ait donné sa bénédiction à des candidats tels que Marzel et Ben Gvir, et qu’Ayelet Shaked considère que la Cour est trop libérale résume tout ce qu’on a besoin de savoir sur la scène politique israélienne actuelle et sur la santé de sa soi-disant démocratie.

Traduction : MUV pour l’Agence France Palestine

Source : The Electronic Intifada




Communiqué: SCIENCES PO Paris CENSURE UNE CONFERENCE SUR L’APARTHEID ISRAELIEN

// SCIENCES PO CENSURE UNE CONFERENCE SUR L’APARTHEID ISRAELIEN //

Pour la troisième année consécutive, l’Intersection, collectif antiraciste et anti-impérialiste de Sciences Po, organise un événement dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week (IAW), une semaine internationale visant à dénoncer la situation d’apartheid et de colonisation en Israël. Le 20 mars devait se tenir une conférence sur le thème « Cesser d’armer le colonialisme », en présence de Mme Rania Madi, avocate et juriste palestinienne auprès des institutions internationales et membre du Badil (Centre de Ressources pour le droit à la Résidence et le droit des Réfugié-e-s palestinien-ne-s).

Cette conférence s’avère nécessaire et urgente dans le contexte actuel. En effet, la semaine dernière, un rapport du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en cause l’armée israélienne pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans la répression sanglante de la « marche du retour », ayant fait 200 mort-e-s et des milliers de blessé-e-s. L’Etat raciste d’Israël, soutenu par les puissances occidentales au premier rang desquelles les Etats-Unis, a de plus adopté en juillet dernier la loi sur l’Etat-Nation Juif, faisant des Arabes en Israël des sous-citoyen-ne-s et créant de facto un état d’apartheid comparable à celui existant en Afrique du Sud avant 1994.

Après avoir reçu l’aval de Sciences Po pour l’organisation de l’événement, les organisateurs-rices ont reçu lundi un mail de l’administration annonçant l’annulation de l’événement par Sciences Po. Interpellée en Conseil de l’Institut (instance dirigeante) par les représentant-e-s étudiant-e-s, la direction a défendu sa décision. Nous avons été ensuite reçu-e-s par plusieurs membres de la direction, accompagné-e-s de représentant-e-s de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s. L’administration s’est contredite à de nombreuses reprises, entre les différents responsables, et a maladroitement avancé plusieurs raisons, à savoir une récupération de l’événement par la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), le risque de dérapages antisémites lors de l’événement et l’impossibilité d’en assurer la sécurité.
Le procès en proximité avec le BDS est fallacieux : d’une part, l’Intersection, association membre de Sciences Po, organise elle-même son événement dans le cadre de l’IAW. D’autre part, dans une école qui se réclame du débat de la liberté d’expression, la proximité avec une campagne internationale comme le BDS ne peut justifier une interdiction. L’injonction au débat contradictoire nous paraît aussi bien hypocrite, tant Sciences Po a l’habitude d’accueillir des événements à l’orientation politique claire : qu’il s’agisse d’Alain Finkielkraut, de Florian Philippot ou de membres du gouvernement, on excuse bien des invité-e-s, sans la moindre contradiction. L’école accueille régulièrement une parole réactionnaire, et applique de fait un double-standard pour les organisations antiracistes.
L’instrumentalisation d’un risque de propos antisémites est également problématique. En effet, l’Intersection, association antiraciste, se montre intraitable sur la question de l’antisémitisme, il est grave de la part de l’administration de présumer que notre association et notre invitée laissent place à de tels propos, à l’encontre de notre ligne politique. Lors de l’arrivée du Front National ou de Sens Commun à Sciences Po, cette même direction avait insisté sur l’impossibilité d’annuler a priori un événement alors que ces deux groupes sont connus et ont été condamnés pour des actes et propos racistes, sexistes et homophobes. Double-standard, encore.
Enfin, l’argument sécuritaire, arbitraire s’il en est, nous fait bien sourire, car l’école s’est montrée à de nombreuses reprises capable de mobiliser ses agents de sécurité quand il s’agit de dictateurs étrangers, malgré les menaces. Si des pressions ont été reçues par Sciences Po, le refus de mobiliser les moyens nécessaires à assurer le bon déroulé de l’événement montre un double-standard concernant quel événement doit pouvoir se tenir ou non. En faisant le choix de céder à ces pressions, l’école fait un choix politique, celui de refuser l’expression des voix palestiniennes contre ceux qui veulent les faire taire.

L’annulation d’une conférence dénonçant l’apartheid en Israël envers le peuple palestinien, pourtant organisée en respect des règles de l’école révèle bien la volonté de faire taire celleux qui dénoncent la politique coloniale israélienne. Cette interdiction est un acte de censure idéologique et politique. Prétendant adopter une posture de neutralité, Sciences Po silencie et invisibilise les crimes que cette conférence voulait dénoncer. Sa duplicité s’est d’ailleurs également illustrée par la forte répression subie il y a quelques jours par des étudiants-e-s du campus de Dijon qui s’opposaient à la venue de l’ambassadrice d’Israël dans le cadre d’une conférence (sans débat contradictoire…).

C’est pourquoi nous vous invitons mercredi 20 mars à 19h au 96 Boulevard Raspail, dans les locaux des étudiant-e-s de l’EHESS, puisque Sciences Po refuse d’accepter en ses murs une dénonciation du colonialisme et un appel pour la liberté du peuple palestinien.

L’Intersection

Soutiens : Solidaires Etudiant-e-s Sciences Po, Unef Sciences Po, Liste Syndicale des Doctorant-e-s, Garçes Collectif Féministe




FESTIVAL PALESTINE EN VUE 2019 – 5ème ÉDITION DU 2 AU 10 AVRIL 2019

 

Le festival « Palestine En Vue » 2019, 5e édition du festival régional Auvergne Rhône-Alpes se déroulera du mardi 2 au mercredi 10 avril (et même parfois au delà …)

Vous trouverez dans cette page toutes des dates, les villes, les salles et les films 
bien sûr des modifications peuvent encore intervenir … soyez anttentif.ve.s

Pour plus d’info sur le festival « Palestine En Vue » 2019 cliquez ici

Les films ont été choisis parmi la liste des films proposés par le groupe de travail erap-ciné à consulter ici


- mardi 02/04/19

(43) Yssingeaux La Grenette Samouni road

(63) St Amant Roche Savine Salle des fêtes -Ciné Parc 20h30 Samouni road

(69) Lyon Cinéma Comoedia 20h Sarah et Saleem (The reports on) + bonboné
ouverture du festival à Lyon – réservation utile

– mercredi 03/04/19 
(07) Aubenas Le navire 15 et 18h wardi 
en présence de François Lignier de l’équipe de réalisation de l’animation en volume du film. 

(69) Lyon Aquarium 20h30 4 courts métrage (Le perroquet,Une histoire simple,Dessous la terre,Visitation)
(69) St Foy les Lyon Ciné Mourguet 20h La vérité perdue en mer + One minute
En présence du réalisateur Rifat Audeh, survivant du Mavi Marmara
- Jeudi 04/04/2019
(63) Riom Arcadia 20h30 la vérité perdue en mer + one minute
En présence du réalisateur Rifat Audeh, survivant du Mavi Marmara
(69) Decines Le Toboggan 20h Tel aviv on fire
(69) Vénissieux Gérard Philipe 20h Les 18 fugitives
(71) Macon cinémarivaux 20h Samoouni road

- Vendredi 05/04/2019
(07) Aubenas Le navire 20h30 Samouni road
projection suivie d’un débat
(43) Le Puy Cine Dyke 20h15 Samouni road
(43) Tence Ciné Tence Sarah et Saleem (The reports on)
(63) Clermont Cinéma associatif LE RIO 20h Sarah et Saleem (The reports on)
(69) Lyon Cinéma Opera 20h La vérité perdue en mer + one minute
En présence du réalisateur Rifat Audeh, survivant du Mavi Marmara

(69) Lyon lumière Terreaux 17h15 Tel aviv on fire

(69) Tarare Ciné Jacques Perrin ( Clap) 20h Sarah et Saleem (The reports on)
(69) Vaulx-en-Velin Les Amphis 19h30 Tel aviv on fire

- Samedi 06/04/2019
(01) Saint Martin de Bavel Les Festives 20h30 Le conte des trois diamants i
(42) Boen sur Lignon L’entract 17h30 Le Char et L’olivier
En présence du réalisateur, buffet et produits palestiniens
(42) Boen sur Lignon L’entract 21h00 BonbonéLa vérité perdue en mer

(69) St Genis Laval La Mouche 15h ambulance
(69) St Genis Laval La Mouche 17h table ronde enfance palestinienne

(69) Tassin Le Lem 14h30 wardi 
(73) Chambery Ciné Le Forum 20h30 Les femmes en noir

- Dimanche 07/04/2019
(07) Aubenas Le navire 17h La Palestine De fil en aiguille
suivi d’un débat
(07) Aubenas Le navire 19h buffet palestinien
(07) Aubenas Le navire 20h Mafak
suivi d’un débat

(69) St Martin en Haut Paradiso 20h Le Char et L’olivier
En présence du réalisateur
(69) Tassin Le Lem 19h La Palestine de fil en aiguille

- Lundi 08/04/2019
(01) Champagne en valromey Ciné rencontre 20h30 Tel aviv on fire
(69) Lyon Ciné Duchère 20h Inner maping (le GPS) + visitation

- Mardi 09/04/2019
(43) Le Puy Cine Dyke18h15 Le Char et L’olivier
En présence du réalisateur
(42) Boen sur Lignon L’entract 21h00 Sarah et Saleem (The reports on)
(63)Cournon d’Auvergne Le Gergovie 20h30 mafak
débat en présence de Salah Hamouri, ancien prisonnier 
(69) Bron Les Alizés 20h Tel aviv on fire
(74) Douvaine Espace Cinéma 20h Une enfance palestinienne au pied du mur

- Mercredi 10/04/2019

(69) Caluire Ciné Caluire 20h Haifa + past tense continuous
Soirée de clôture en présence du réalisateur Rashid Masharawi 
(69) Villeurbanne Le Zola 18h15 samouni road
(42) Brioude Une enfance palestinienne au pied du mur 
(26) Saint Donat / Herbasse espace des collines 18h Wardi 
19h30 casse-croûte
(26) Saint Donat / Herbasse espace des collines 20h30 Mafak

Source: Erap




Un expert de l’ONU : Israël prive les Palestiniens d’eau potable

Par Stephanie Nebehay

GENÈVE (Reuters) – Israël prive des millions de Palestiniens d’accès régulier à de l’eau potable tout en prélevant des pierres de leurs terres « en ce qui apparaît comme un acte de pillage », a dit lundi un investigateur de l’ONU sur les droits humains.

Michael Lynk, Rapporteur Spécial sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens

Michael Lynk, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens, a dit qu’Israël « continue à étendre ses colonies à plein régime en Cisjordanie, ce que les Nations Unies et de nombreux pays considèrent illégal. Il y a quelque 20 à 25 000 nouveaux colons par an, a-t-il dit.

Il s’adressait au Conseil des droits humains dont le débat a été boycotté par la délégation israélienne pour ce qu’elle considère être un profond parti pris contre elle. « Dans son dernier rapport grotesque, Mr Lynk s’abaisse encore plus bas et (accuse) l’État juif de vol » a dit la mission israélienne à Genève dans une déclaration à Reuters. Elle accuse Lynk d’être un défenseur connu des Palestiniens ».

Les États Unis, principal allié d’Israël, a quitté l’an dernier le forum qui compte 47 membres, l’accusant lui aussi d’une inclinaison anti israélienne.

«À Gaza, la disparition de la nappe phréatique côtière, seule source d’eau potable de la bande de Gaza, et désormais presque inappropriée à la consommation humaine, contribue à une grave crise sanitaire qui touche les deux millions de Palestiniens qui vivent là » a dit Lynk.

Malgré le retrait des colons et de l’armée israéliens de Gaza en 2005, Israël a maintenu un blocus hermétique par air, mer et terre » autour de l’enclave côtière, a-t-il dit.

Un programme de 567 millions de dollars (500 millions €) internationalement soutenu a été monté pour faire face à la grave pénurie d’eau potable à Gaza, par la construction d’usines de désalinisation d’eau de mer, mais des analystes disent que leur réalisation va prendre des années.

« Pour près de cinq millions de Palestiniens vivant sous occupation, la dégradation de leur fourniture d’eau, l’exploitation de leurs ressources naturelles, et l’altération de leur environnement, sont symptomatiques du manque de tout contrôle significatif de leur part sur leur vie quotidienne » a dit Lynk.

En Cisjordanie, des sociétés minières israéliennes extraient quelque 17 millions de tonnes de pierres chaque année, « en dépit de la stricte interdiction faite par le droit international à une puissance militaire de faire une exploitation économique d’un territoire occupé » a dit Lynk.

« La mer morte avec ses abondantes ressources naturelles, dont une partie est en territoire palestinien occupé, est hors de portée de tout développement palestinien, alors que des sociétés israéliennes ont le droit d’extraire ses minéraux par une action qui apparaît comme du pillage » a-t-il ajouté.

Les autorités israéliennes ont dit dans le passé que des sociétés minières israéliennes avaient eu l’ordre de fermer parce qu’elles faisaient courir des risques  de sécurité et environnementaux.

L’ambassadeur palestinien Ibrahim Khraishi a appelé Israël à mettre un terme à ce qu’il a appelé un vol de la propriété palestinienne.

« Israël doit cesser son pillage, ce que fait Israël dans les territoires occupés est très éloigné de ses obligations selon le droit et les traités internationaux » a-t-il dit. « C’est encore plus que de l’apartheid ».

Traduction SF pour l’Agence Media Palestine

Source: Reuters




Soutenez une rencontre sportive France/Palestine de footballeurs amputés

Soutenez une rencontre sportive France/Palestine de footballeurs amputés

Présentation du projet

Le collectif Palestine de Martigues organise un match de football entre une équipe de footballeurs amputés de Gaza et l’équipe de France de footballeurs amputés.
Une journée consacrée à ce projet aura lieu le 6 juillet prochain.
Une conférence sera d’abord donnée sur le sport et le handicap, en France et en Palestine.
Ensuite, un match de foot aura lieu à Martigues où nous accueillerons une équipe de football venue de Gaza et dont les joueurs sont amputés suite aux bombardements et aux tirs de l’armée israélienne. Ils s’opposeront dans un esprit de fraternité, à l’équipe de France de football pour amputés.

Origine du projet

Notre association organise régulièrement des échanges culturels, sportifs ou linguistiques avec la Palestine. La situation à Gaza nous apparaît particulièrement alarmante. Un grand nombre de palestiniens vivant à Gaza sont mutilés par la violence de l’occupation. Ce match permettra de rapproches les sportifs de France et de Gaza et de faire connaitre à la fois les réalités du handicap et la situation humanitaire à Gaza.

A quoi servira l’argent collecté ?

L’argent récolté servira à financer les billets d’avion France/Le Caire pour tous les membres de l’équipe de football de Gaza, ainsi que les déplacements internes.

Sans cet argent le projet ne peut avoir lieu.

Notre équipe

Notre association est celle du Collectif Solidarité Palestine de Martigues, soutenu par différentes organisations dont le Mouvement de la Paix, la LDH …

Cet événement sera organisé en partenariat avec la FSGT

Soutenez ce projet en faisant un don ici! :

https://www.helloasso.com/associations/martigues-palestine/collectes/solidarite-sport-et-handicap-en-france-et-palestine




Appel à action: la Haute-commissaire des Nations unies doit rendre publique la banque de données des compagnies impliquées dans les colonies israéliennes!

13 mars 2019

Une justice retardée est une justice déniée

Rejoignez nos actions sur les réseaux sociaux pour inciter la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, le Conseil des droits humains et les Etats membres à se conformer à leurs propres engagements et à rendre publique la banque de données des compagnies impliquées dans les colonies israéliennes.

En 2016, le Conseil des droits humains des Nations unies a voté en faveur de l’établissement d’une banque de données des compagnies impliquées dans des activités commerciales avec les colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé (TPO). Les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international ; une banque de données des entreprises ayant des activités ou des relations dans les colonies garantirait la transparence pour les Etats, les entreprises et le public et pourrait être utilisée pour s’assurer que des compagnies ne soient pas complices d’atteintes aux droits humains et de graves violations du droit humanitaire international.

Près de trois ans après la résolution demandant cette banque de données, les Nations unies n’ont toujours pas rendu public le résultat de ce travail ; c’est semble-t-il dû à la pression politique de la part d’Israël, des Etats-Unis et de certains états européens. Le 4 mars 2019, la Haute-Commissaire a publié une lettre déclarant qu’« une réflexion supplémentaire est nécessaire » pour remplir cette mission, et que son Bureau continuera à finaliser le « mandat dans les prochains mois ».

Ces délais permettent aux entreprises internationales et israéliennes de continuer à exploiter les ressources naturelles palestiniennes et contribuent à l’impunité d’Israël pour son entreprise coloniale et ses violations croissantes des droits humains, et en bénéficient.

 

Rejoignez notre appel à l’action.

Ensemble nous pouvons mettre fin à la complicité des entreprises dans les crimes internationaux commis dans le TPO.

#UNGiveUsTheNamesAlready

Utilisez les exemples de tweets et de messages ci-dessous avec les hashtags suivants : #UNGiveUsTheNamesAlready, #StandUp4HumanRights et #BizHumanRights

• .@MBachelet @UNHumanRights: Tout délai dans la publication de la banque de données des compagnies profitant des colonies illégales israéliennes enracine l’implication des entreprises dans les abus systématiques des droits humains et les crimes de guerre. (Cliquez pour twitter)

• .@MBachelet @UNHumanRights: Pour #StandUp4HumanRights nous devons mettre fin à la complicité des entreprises. La société civile et les états ont besoin de savoir quelles entreprises profitent des crimes de guerre israéliens et de l’occupation prolongée. (Cliquez pour twitter)

• Il y a trois ans que @UNHumanRights se sont engagés à rendre publique une liste des entreprises profitant des crimes de guerre israéliens. Cela suffit. La société civile palestinienne appelle les Nations unies à #StandUp4HumanRights @MBachelet. Nous demandons : #UNGiveUsTheNamesAlready (Cliquez pour twitter)

• Les @UNHumanRights doivent être à la hauteur de leurs engagements et rendre publique la liste des entreprises opérant dans les colonies. En ne le faisant pas, l’organisation établit un précédent, capitulant devant la pression d’un état et échouant à protéger les droits humains palestiniens. #UNGiveUsTheNamesAlready (Cliquez pour twitter)

• .@UNHumanRights: Votre délai de trois ans a permis à des entreprises de continuer à profiter d’une situation d’occupation prolongée et d’injustice, tout en évitant de devoir rendre des comptes pour leur complicité dans des violations et des crimes de guerre. #UNGiveUsTheNamesAlready des entreprises profitant des colonies illégales d’Israël.

Vous pouvez aussi :

Faire une pancarte avec le hashtag #UNGiveUsTheNamesAlready ;

Prendre une photo de vous même ou de votre groupe tenant cette pancarte ;

Poster la photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #UNGiveUsTheNamesAlready avec les tags @MBachelet and @UNHumanRights.

Pour des informations supplémentaires sur la banque des données des Nations unies sur les compagnies impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes :

Palestinian Civil Society Calls on the UN High Commissioner to Release the UN Database of Businesses Engaged in Activities Related to Israeli Settlements;

100 Palestinian, Regional and International Organisations Call on High Commissioner for Human Rights to Publish the UN Database on Business Enterprises with Activities Related to Israeli Settlements in the OPT;

Palestinian Organisations Support Release of UN Database Report and Call for Third State Action to End Corporate Complicity in Occupation;

Joint NGO Statement in Support of the UN Human Rights Database on Business Activities related to Settlements in the Occupied Palestinian Territory;

Unprecedented database to list business enterprises that have, directly and indirectly, enabled, facilitated and profited from the construction and growth of Israeli settlements.

Traduction: Catherine G. pour l’Agence Média Palestine

Source: Al Haq