En direct de Gaza : Trois morts et quinze blessés dans la bande de Gaza : Ce samedi 9 décembre 2017

Par Ziad Medoukh, le 9 décembre 2017


En direct de Gaza :

Trois morts et quinze blessés dans la bande de Gaza :

Ce samedi 9 décembre 2017

L’armée israélienne a tué tôt ce samedi 9 décembre 2017 trois palestiniens et en a blessé quinze, lors de bombardements qui ont visé  plusieurs villes de la bande de Gaza.

Les avions militaires israéliens ont mené dix-neuf raids sur différents lieux partout dans la bande de Gaza.

Les agressions israéliennes contre les civils palestiniens se poursuivent dans tous les territoires palestiniens .

Ce bombardement s’ajoute aux différentes mesures atroces de l’occupation israélienne contre la population civile partout dans tous les territoires palestiniens.

Une population qui organise des manifestations pacifiques contre l’injustice.

La révolte palestinienne contre la décision irresponsable du président américain se poursuit !

Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle.

Et devant l’absence des médias qui occultent cette réalité.

Gaza et la Cisjordanie défient l’occupation !

La Palestine occupée résiste !

La Palestine digne est plus que jamais déterminée !

Gaza résiste, existe et vit !

Gaza sous blocus patiente !

Gaza la dignité garde toujours espoir !

Gaza la déterminée continue de s’accrocher à la vie !

Gaza l’agressée résiste, persiste et existe !

La lutte continue !

Vive la solidarité !

Jérusalem restera toujours palestinienne !

La Palestine vivra !

La justice triomphera !




Jérusalem/Venue de Netanyahou en France: Communiqués

Ci dessous des premières déclarations et communiqués suite à l’annonce de Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem,  elles seront publiées au fur et à mesure.

Pour nous transmettre d’autres déclarations: agencemediapalestine@gmail.com

 

Trump/Jérusalem

AFPS:

 http://www.france-palestine.org/Contre-les-ennemis-de-la-paix-imposer-le-droit 

Amnesty:

 https://www.amnesty.fr/presse/tats-unis-la-reconnaissance-de-jrusalem-unifie-est

UJFP:

 http://www.ujfp.org/spip.php?article6051

Palestine 69:

 http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1181

Députés PCF:

 https://twitter.com/deputesPCF/status/938506895228358659

Communiqué du PCF:

 http://www.pcf.fr/103367

Plateforme Palestine:

 https://plateforme-palestine.org/Jerusalem-L-image-fallacieuse-des-Etats-Unis-parrain-du-processus-de-paix-au

Jean Luc Mélenchon:

https://twitter.com/JLMelenchon/status/938484228865576960

Sénateurs Communistes et Ecologistes au Sénat :https://twitter.com/senateursCRCE/status/938732683936583680

PIR:

 http://indigenes-republique.fr/al-quds-capitale-de-la-resistance-palestinienne/

Venue de Netanyahou en France :

 NPA: 

https://npa2009.org/communique/netanyahou-invite-par-macron-le-10-decembre-une-provocation

UJFP:

 http://www.ujfp.org/spip.php?article6044

Plateforme Palestine : 

https://plateforme-palestine.org/La-visite-de-Benyamin-Netanyahou-a-Bruxelles

 




Jérusalem/Venue de Netanyahou en France: Rassemblements dans plusieurs villes

Plusieurs rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France demain et dans les jours qui viennent.

Voici une première liste, pour l’actualiser, envoyez nous un mail à: agencemediapalestine@gmail.com

 

 

Paris: 

La Campagne BDS France à Paris et diverses autres associations vous appellent à un rassemblement samedi 9 décembre place de la République à 14H à Paris. Attention plusieurs autres rassemblements sont prévus ce jour là sur la place, nous vous donnons rendez vous au niveau de la grande banderolle de la Campagne BDS France.

https://www.facebook.com/events/484180791962858/?ti=cl

Lyon: 

Lyon : Rassemblement unitaire de protestation « Annexion de Jerusalem : Trump fauteur de guerre ! Non à la venue de Netanyahu en France ! »

Ce samedi 9 décembre, 15h,  Quais du Rhône Victor AUGAGNEUR / Pont de la Guillotière à LYON

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1181

Marseille:

https://www.facebook.com/events/247128672486026/

 Rennes:

Annexion de Jérusalem : Trump fauteur de guerre !
Rassemblement de protestation
Samedi 9 décembre à 15h
devant le consulat des USA à Rennes, 30, Quai Duguay-Trouin

Saint-Etienne:

Samedi 9 décembre à 14 heures
Place du Peuple

https://www.facebook.com/events/1689483347789574/

Toulouse:
NON A L’ANNEXION D’ AL QUDS / JÉRUSALEM
TRUMP et NETANYAHOU FAUTEURS DE GUERRE

MANIFESTATION MARDI 12 DÉCEMBRE à 18h à JEAN JAURÈS

https://www.facebook.com/events/328960474247657/

Montpellier:

Trump-Netanyahu, Touchez pas à AL-QODS (Jérusalem)
MONTPELLIER RASSEMBLEMENT SAMEDI 9 DÉCEMBRE 2017

14H30 PLACE DE LA COMÉDIE

Poitier:

Non, M. Netanyahou n’est pas le bienvenu ni à Paris, ni au Parlement européen !

Rendez-vous dimanche 10 décembre à 16 heures au cinéma Le Dietrich à Poitiers et lundi 11 à 20 heures 30 au cinéma Les 400 Coups à Châtellerault.

Orléans:

Palestine 45, l’UJFP 45, Orleans Loiret Palestine,⁩l’ UD CGT 45 appellent au

Rassemblement du samedi 9 décembre 14 h place du Chatelet Orleans

 organisé par le Mouvement de la paix.

Ce rassemblement pour la paix      s’opposera à la décision de Donald Trump de déclarer Jérusalem comme capitale d’Israël une situation grave pour la paix dans le monde et au moyen Orient fraternellement

Nice:

Annexion de Jérusalem : 

Trump fauteur de guerre ! 


Rassemblement de protestation samedi 9 décembre à 16h place Garibaldi, NICE

Nous appelons chacun à se mobiliser contre cette décision et à venir avec une pancarte contre la décision de Trump

Lille:

Rassemblement au métro Wazemmes à Lille dimanche 10 décembre à 11 h à l’appel de l’AFPS Nord Pas de Calais.

 




Palestiniens de Jérusalem : le geste de Trump n’est pas une surprise

 

Par Ibrahim Husseini, le 6 Décembre 2017

 

Jérusalem Est occupée – Pas de choc, pas de surprise et pas de complaisance.

C’est ce qui semblait être l’ambiance dans les rues de Jérusalem Est ce mercredi, quelques heures avant l’annonce du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et de dévoiler le projet de déplacer l’ambassade étatsunienne dans la ville.

Dans les rues agitées de Salah Eddin et Az-Zahra, dans le centre de Jérusalem Est, les Palestinien.ne.s se sont rendu.e.s au travail comme d’habitude.

Interviewé.e.s par Al Jazeera, beaucoup disent ne pas être étonné.e.s par le projet hautement controversé de Trump. Ils disent avoir le sentiment que leur destin et leur futur sont décidés par des puissances étrangères, tandis que d’autres accusent l’Autorité Palestinienne (AP) de la situation actuelle.

Nous avons rassemblé ici plusieurs points de vue depuis les rues de Jérusalem Est.

Thaer Mitwali, 30 ans, étudiant en cinéma

[Ibrahim Husseini/Al Jazeera]

Bien sûr, je ne suis pas surpris. Qu’est-ce que Jérusalem signifie pour l’AP ? Ils ne soutiennent pas Jérusalem que ce soit financièrement, culturellement ou dans le domaine de l’éducation.

Le problème c’est la négligence des politiciens. Pour eux, Ramallah est la capitale.

Rania Elias, directrice du Centre Culturel Yabous

[Ibrahim Husseini/Al Jazeera]

Honnêtement, je suis surprise de voir que l’on peut être choqué de la position des États-Unis, qui n’ont jamais été un médiateur dans aucun processus de paix. Ils ont toujours fait partie du conflit ici, et dans le monde arabe,  maintenant c’est devenu clair pour ceux qui étaient aveugles sur le rôle de l’Amérique.

Les dirigeants palestiniens à ce stade doivent avancer avec le processus d’unité, arrêter tout rapport avec les Américains et mettre fin à toute forme de négociations [avec Israël].

La seule chose qui pourrait nous renforcer est de résister pour mettre fin à l’occupation. Nous avons perdu espoir dans le monde arabe, en commençant par la position de l’Arabie Saoudite. Nous devons chercher d’autres pays, comme la Russie et la Chine.

Imad Muna, 50 ans, propriétaire d’une librairie-café

[Ibrahim Husseini/Al Jazeera]

Trump peut déclarer Jérusalem Ouest capitale d’Israël … ce ne serait pas dérangeant. Mais s’il déclare Jérusalem, dans sa totalité, capitale d’Israël, alors nous aurons un problème avec l’administration américaine.

Si les États-Unis reconnaissent Jérusalem Ouest comme capitale de l’État juif et, qu’en échange, Jérusalem Est était [déclarée] capitale de l’État palestinien … alors laissons-les faire. Mais toute autre solution serait un problème et je pense que la rue palestinienne et le gouvernement palestinien devraient y réagir.

Husam Ghosheh, 28 ans, travaille dans le théâtre

[Ibrahim Husseini/Al Jazeera]

Les États-Unis ne sont plus un médiateur… ils se sont transformés en ennemi.

Le moins que l’on puisse faire est de manifester devant les ambassades étatsuniennes du monde et des  pays arabo-musulmans qui soutiennent la cause juste des Palestiniens, et s’impliquer dans des actions populaires à tous les niveaux.

Shahd Yasin, 28 ans, coordinatrice de projet au Théâtre Ishtar

[Ibrahim Husseini/Al Jazeera]

Personne ne peut s’étonner de la politique étatsunienne. Trump s’est retrouvé dans une situation où il doit apaiser le lobby sioniste, c’est pour ça, je pense, qu’il croit devoir leur offrir quelque chose de gros.

Personnellement, ça ne me fait pas beaucoup réagir parce que je ne pense pas que ça va avoir un gros effet. Je veux dire, qu’est-ce qui va changer ?

Laissons les Américains déclarer ce qu’ils veulent. Pour moi, Jérusalem est la capitale de la Palestine et elle nous appartient.

Malgré toutes les tentatives d’Israël de judaïser la ville, notamment en donnant des noms hébreux aux rues, ils comprendront à la fin que rien ne peut changer l’identité arabe et palestinienne de cette ville, ni affecter la conscience de son peuple.

Bien sûr, j’en veux à l’AP parce que c’est le parti qui s’est incliné et qui nous donne constamment l’air d’être faibles, mais je ne crois pas que quelque chose comme ça ait pu être envisagée sans l’accord de l’Arabie Saoudite et de l’Égypte.

Je ne sais pas ce que l’AP peut faire. Je ne la vois pas comme un facteur influent puisqu’ils sont le parti le plus faible.

Traduction: L. GR pour l’Agence Média Palestine

Source: Al Jazeera.com




Trump commet une énorme erreur sur Jérusalem

Hanan Ashrawi – NYTimes – 7 décembre 2017

Des Palestiniens manifestant contre la décision du Président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. (Photo Mohammed Saber/European Pressphoto Agency)

Des Palestiniens manifestant contre la décision du Président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. (Photo Mohammed Saber/European Pressphoto Agency)

Le Président Trump a annoncé mercredi que son Administration rompait radicalement avec près de 70 années de politique américaine avec la communauté internationale : il a reconnu Jérusalem comme étant la capitale d’Israël.

Cette décision va être interprétée par les Palestiniens, les Arabes et le reste du monde comme une provocation majeure. Elle va causer un dommage irréparable aux plans de Mr Trump lui-même dans le processus de paix au Moyen-Orient, ainsi qu’aux tentatives de toute Administration à l’avenir. Elle va porter également atteinte à la sécurité nationale des États-Unis eux-mêmes. Le Président devrait reconsidérer cette décision, immédiatement.

Depuis qu’Israël s’est créé en 1948, les Nations-Unies et les États-Unis, comme la plupart des pays, ont refusé de reconnaître la souveraineté de tout pays sur Jérusalem, qui est une ville sainte pour les musulmans, les juifs et les chrétiens.

Pour cette raison, les États-Unis ont toujours maintenu leur ambassade en Israël à Tel Aviv. Depuis qu’Israël occupe militairement Jérusalem-Est, suite à la guerre israélo-arabe de 1967, les États-Unis et la communauté internationale ont rejeté les tentatives illégales d’Israël visant à cimenter son contrôle sur la ville en repoussant ses frontières, en l’annexant et en construisant un anneau de colonies de peuplement sur la terre palestinienne occupée autour de sa périphérie afin de la couper du reste de la Cisjordanie.

Avec son annonce de mercredi, Mr Trump légalise les actions illégales d’Israël et il envoie le message que les États-Unis ne tiennent plus compte des conventions et des normes internationales, et que la force et le pouvoir prévalent sur la justice et le droit.

Cela n’a peut être rien de surprenant.. Les membres du gouvernement de droite dure d’Israël ont été fous de joie lors de l’élection de Mr Trump, croyant qu’ils auraient le champ libre pour accélérer l’expansion des colonies de peuplement. Le fait que le Président ait choisi son gendre, Jared Kushner, pour diriger les initiatives de l’Administration pour une paix israélo-palestinienne, et qu’il ait désigné David Friedman comme ambassadeur en Israël, qui, l’un et l’autre, ont des liens avec le mouvement colonial d’Israël, ce fait a enhardi les colons et leurs partisans au sein du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Et Israël a effectivement étendu ses colonies de peuplement au cours de l’année écoulée.

En répondant positivement à sa revendication sur Jérusalem par une reconnaissance officielle, Mr Trump donne à Israël le champ libre pour accélérer sa politique d’annexion rampante des territoires palestiniens occupés et ses tentatives délibérées d’effacer la présence historique, politique, culturelle et démographique des Palestiniens dans la Palestine historique.

Cela va encourager les dirigeants israéliens à intensifier davantage encore leurs violations des droits des Palestiniens dans la ville ; d’autres maisons palestiniennes vont être détruites et d’autres familles palestiniennes vont se retrouver sans abri. (Depuis qu’Israël a occupé Jérusalem-Est, en 1967, les autorités israéliennes ont, selon les Nations-Unies, détruit quelques 20 000 maisons palestiniennes dans la ville). Cela veut dire également que d’autres terres palestiniennes vont être volées pour les colonies de peuplement et que d’autres Jérusalémites palestiniens vont voir leur droit à résider dans la ville où ils sont nés et ont grandi, et où leurs familles vivent toujours, révoqué par Israël, comme cela a été le cas pour plus de 14 000 d’entre eux depuis 1967, selon les groupes de défense des droits de l’homme. Et cela va exacerber les appels des Israéliens de droite, notamment les membres du gouvernement de Mr Netanyahu, à l’annexion de parties ou de la totalité de la Cisjordanie : après tout, si les États-Unis donnent leur aval pour l’annexion de Jérusalem, pourquoi les Israéliens de droite ne penseraient-ils pas qu’un jour, les Américains vont faire de même pour les autres territoires ?

En outre, la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme partie intégrante d’Israël peut encourager les extrémistes juifs messianiques – dont certains sont soutenus par des responsables au gouvernement israélien – qui veulent construire un temple juif dans l’enceinte de la mosquée du Noble Sanctuaire, l’un des sites religieux les plus sensibles du monde. Cela peut facilement enflammer une conflagration religieuse majeure au Moyen-Orient et au-delà, avec des conséquences imprévisibles.

L’annonce de mercredi peut finalement briser le rêve de toute solution à deux États, mise déjà sous perfusion depuis des années – après plus de 25 ans à avoir été l’objectif officiel du gouvernement des États-Unis. Car si Jérusalem est complètement intégrée à Israël, alors, Jérusalem-Est ne pourra pas être la capitale d’un État palestinien, ce qui rend obsolète l’idée de deux États vivant côte à côte en paix.

Si cela ne suffit pas à persuader Mr Trump de changer d’avis, il ferait bien d’écouter les conseils de son propre secrétaire à la Défense, James Mattis. En 2013, alors que celui-ci était à la tête du Commandement central des États-Unis, qui supervise les opérations militaires américaines au Moyen-Orient, Mr Mattis a déclaré qu’ « il payait chaque jour un prix pour la sécurité militaire », et cela parce que les États-Unis « étaient considérés comme partiaux en faveur d’Israël ». La reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël exacerbe exponentiellement ce problème.

Notre espoir, en tant que Palestiniens, serait que des voix plus sensées prévalent, et que les États-Unis s’abstiennent de toute action susceptible de déstabiliser davantage le Moyen-Orient. Si Mr Trump souhaite vraiment avoir une chance de faire la paix, alors il doit annuler sa décision sur Jérusalem, immédiatement.

Hanan Ashrawi est une législatrice palestinienne et membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source : New York Times




Pourquoi Trump déménage-t-il maintenant à Jérusalem

Par Ben White, le 6 décembre 2017

Concernant l’opposition manifeste au déplacement et à ses possibles ramifications, relativement peu de choses ont été dites sur ce pourquoi l’administration de Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et a annoncé son intention d’y déplacer l’ambassade de Tel Aviv.

Une analyse largement partagée , à titre d’exemple, ne répond pas spécialement à l’ interrogation du titre « Pourquoi Trump défait-il des décennies de politique américaine sur Jérusalem » ?

Je crois qu’il y a trois raisons principales, se recoupant mutuellement.

Tout d’abord, la politique intérieure des États Unis. L’annonce de ce jour a bonne presse du côté de  Trump au sein de la droite chrétienne évangéliste, tout comme auprès des personnalités influentes comme Sheldon Adelson. « Alléluia » proclame le principal site d’extrême droite de Breitbar aujourd’hui à l’accueil de la nouvelle.

Le fait que ces administrés soient déjà acquis à Trump n’écarte pas le fait que des étapes politiques peuvent être accueillies comme des cadeaux aux convertis ; le trumpisme ne s’est jamais porté sur la construction de vastes coalitions ni sur l’extension de son pouvoir en comblant des fossés, mais sur l’insufflation d’énergie et la mobilisation de sa base.

N’oubliez pas, bien sûr, qu’une promesse de déplacement de l’ambassade des États Unis à Jérusalem a fait partie de la campagne électorale de Trump ; pour un président qui a lutté pour tenir ses promesses, une victoire est une victoire.

Deuxièmement, Benjamin Netanyahou, et d’autres, pourraient bien avoir largement contribué à persuader l’administration Trump d’agir en ce sens – une chose que les Jared Kushner, Jason Greenblatt et l’émissaire américain en Israël, David Friedman seraient personnellement prêts à faire de toute façon.

Pour Netanyahou – et c’est déjà évident dans les remarques faites ce matin, un tel tournant dans la politique américaine est parfaitement en accord avec son discours sur un Israël confiant, nationaliste, étendant ses liens diplomatiques. Les avertissements quant à un isolement vis-à-vis de ses ennemis politiques se sont avérés être des coquilles vides.

Que la décision de Trump sur Jérusalem soit véritablement dans le meilleur intérêt de Netanyahou ou de sa coalition, est un autre sujet ; mais qu’il soit mal conseillé ou non, Netanyahou paraît avoir poussé l’administration Trump à faire ce geste.

Troisièmement – et c’est là probablement que quelque chose échappe à nombre de commentateurs– l’administration Trump pourrait bien envisager et justifier le déplacement à Jérusalem dans le contexte de ses efforts largement reconnus pour sécuriser « l’accord du siècle ».

À première vue, cela peut sembler insensé, étant donné que tout le monde, de la Jordanie à l’Union Européenne, a critiqué l’annonce sur Jérusalem comme nuisible aux efforts pour faire avancer la dite « paix » israélo-palestinienne et une « solution à deux États ».

En fait, l’administration Trump est plus encline à considérer et présenter le déplacement à Jérusalem comme un geste envers Israël qui créera l’attente ou la pression pour un « geste » correspondant en retour, comme des mesures centrées sur l’économie de la Cisjordanie occupée.

Savoir si ce calcul se vérifiera est une autre question – quoique Mahmoud Abbas et son équipe aient, au fil des années, démontré une capacité remarquable à donner « encore une chance » aux efforts américains.

En d’autres termes, plutôt qu’un inexplicable obstacle aux actions de ce que s’efforce de faire l’administration Trump pour donner naissance à « l’ultime accord », la Maison Blanche – et peut être le Prince héritier saoudien Mohammad Ben Salman – peuvent sans doute voir ce déplacement comme partie intégrante de ce même projet  (d’où la faiblesse de la réponse, jusqu’à présent, de la part de Ryad).

Sur le terrain, cependant, la réalité d’une ville d’apartheid reste inchangée pour les habitants palestiniens : démolition de maisons, discrimination de la municipalité, attaques brutales, déplacements orchestrés par les colons. C’est la triste réalité de Jérusalem que les alliés d’Israël se sont efforcé de jouer , par leur longue  inaction. Trump rejoint ainsi le camp surpeuplé de la complicité. 

Traduction SF pour l’Agence Media Palestine

Source : Middle East Monitor




Un poète palestinien choisi pour être le symbole de la culture arabe en 2018

2 Décembre 2017

Photo du grand poète palestinien, Mahmoud Darwish

 

Le très regretté poète palestinien Mahmoud Darwish a été choisi pour être le symbole de la culture arabe en 2018, rapporte vendredi l’agence de presse Safa. La décision a été prise par le Comité Permanent pour la Culture Arabe, qui s’est réuni dans la ville marocaine de Casablanca afin de présenter sa vision des activités culturelles arabes.

Le vice-président du Comité, Jad Izzat Al-Ghazzawi, a insisté sur le besoin de prendre en considération le patrimoine de Jérusalem, ainsi que le patrimoine arabo-islamique.

Il a également appelé à la création et à la réalisation de programmes arabes en soutien aux habitants et à la culture de Jérusalem, comprenant différentes formes artistiques dont le cinéma et le théâtre dans le but de renforcer la présence arabe dans la ville occupée et la présence de Jérusalem dans les cœurs et  les esprits arabes.

Le représentant du Comité a insisté sur le fait que le matériel scolaire devrait être offert pour les écoles et les universités qui soutiennent cette approche.

Source : MEMO Middle East Monitor

Traduction : LG pour l’Agence Média Palestine

 




Les Nations-Unies ne doivent pas céder aux pressions israéliennes pour enterrer la base de données de ceux qui profitent des colonies

Adri Nieuwhof – The Electronic Intifada – 29 novembre 2017

 

Des camions Volvo utilisés par Elidori Green, une entreprise israélienne qui exploite un dépotoir en Cisjordanie occupée au service des colonies construites sur la terre palestinienne en violation du droit international (via Facebook).

 

Les responsables israéliens feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la publication d’une base de données des Nations-Unies, sur les entreprises faisant des affaires dans les colonies de peuplement d’Israël sur la terre palestinienne occupée.

 

Ce que craint Israël, c’est que la liste ait un impact économique important qui inciterait les entreprises à s’en retirer, dissuaderait les autres de faire des affaires avec cet état et encouragerait les investisseurs à se débarrasser de leurs actions.

Une centaine d’entreprises locales opérant en Cisjordanie notamment à Jérusalem-Est, et une cinquantaine d’autres entreprises internationales – parmi lesquelles des marques comme Coca-Cola, Motorola et HP – ont reçu des lettres des Nations-Unies les avertissant qu’elles pourraient être citées dans la base de données.

La poussée diplomatique des États-Unis et d’ Israël pour arrêter la publication de la liste pourrait bien réussir. Le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, le bureau qui est chargé de dresser la liste, en aurait repoussé la publication de décembre au début de l’année prochaine.

L’organisation Human Right Watch paraît suffisamment inquiète pour rappeler, mardi,  la nécessité  de rendre publique cette base de données.

 

 

« Le mépris éhonté d’Israël de la résolution de 2016 du Conseil de sécurité, adoptée sans opposition et réaffirmant l’illégalité des colonies de peuplement, rend d’autant plus urgent pour les sociétés d’éviter l’imbroglio dans les violations des droits inhérents à l’activité de colonisation » a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient de l’organisation. « La base de données peut contribuer à établir une liste faisant autorité des sociétés actuellement engagées dans une telle activité ».

Les banques israéliennes apparaîtront sans aucun doute dans cette base de données, car elles sont essentielles au financement des colonies d’Israël.

 

Les décharges publiques des colonies de peuplement

Les entreprises internationales jouent aussi un rôle clé dans le soutien des entreprises israéliennes qui servent les colonies de peuplement. La société de traitement des déchets Elidori Green illustre bien cette dépendance.

L’entreprise exploite une décharge publique à proximité du village palestinien de Kisan, au sud-est de Bethléem, pour éliminer les déchets de construction venant de Jérusalem et des colonies illégales du bloc Gush Etzion, dont Efrat et Beitar Illit.

Au cours des dernières années, Kisan a vu d’importantes bandes de la terre de ses villageois confisquées par Israël pour construire la colonie voisine de Maaleh Amos, qui fait partie du bloc Gush Etzion, et pour les installations militaires israéliennes.

Selon un document publié sur la page Facebook d’Elidori Green en 2015, la municipalité israélienne de Jérusalem a autorisé l’entreprise à déverser chaque jour jusqu’à 2000 tonnes de déchets sur le site de Gush Etzion.

Plus tôt ce mois-ci, Dror Etkes, qui a longtemps surveillé l’activité des colonies de peuplement, a diffusé sur Twitter des images du site de la décharge d’Elidori Green près de de Kisan.

 

 

Selon Etkes, l’une des photos montre un jeune Palestinien, peut-être un enfant, en train de travailler sur la décharge.

Elidori Green se vante sur son site d’être en mesure de transformer les déchets de construction en matériaux de construction utiles, à l’aide de machines « perfectionnées » fabriquées par la société canadienne McCloskey International.

Les photos publiées sur la page Facebook d’Elidori Green montrent que l’entreprise utilise aussi des camions fabriqués par Volvo en Suède pour transporter les matériaux vers et hors de la Cisjordanie occupée.

 

Les entreprises doivent respecter les droits de l’homme

Il existe un consensus international croissant sur le fait que les entreprises multinationales ne sont pas exemptées de la responsabilité de respecter les droits de l’homme et le droit international, là où elles font des affaires.

Dans un arrêt décisif de 2004, sur le mur d’Israël en Cisjordanie, la Cour internationale de justice de La Haye a réaffirmé l’illégalité de la construction des colonies de peuplement par Israël, ce qui inclue la création de sites industriels dans ces colonies.

En 2013, une mission d’enquête des Nations-Unies sur les colonies de peuplement israéliennes a exhorté les entreprises privées à veiller à ce que leurs activités n’aient pas d’impact négatif sur les droits de l’homme du peuple palestinien, même si cela implique de mettre totalement fin à leurs activités commerciales.

Plus récemment, des experts juridiques internationaux ont conclu que le commerce avec les colonies est lui-même illégal et qu’il doit être interdit par les gouvernements.

Human Rights Watch et Amnesty International ont également appelé à la fin des activités commerciales dans ou avec les colonies de peuplement d’Israël.

 

Des pressions israéliennes

Par définition, les entreprises qui seront incluses dans la base de données des Nations-Unies feront preuve d’un mépris total pour les droits des Palestiniens.

Il y a une génération de cela, de semblables bases de données des Nations-Unies se sont avérées être des outils efficaces pour les militants qui soutenaient la lutte contre l’apartheid sud-africain.

C’est pourquoi Israël cherche désespérément à empêcher la publication des noms de ceux qui profitent des colonies.

« Nous ferons tout notre possible pour que cette liste ne voit pas le jour » a déclaré l’ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies, Danny Danon, à l’Associated Press.

En mars, une pression similaire a réussi à intimider le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, pour supprimer un rapport déterminant des Nations-Unies sur la façon dont Israël pratique l’apartheid contre le peuple palestinien.

Aujourd’hui, les pressions d’Israël sur les Nations-Unies et le harcèlement sur les militants du BDS – boycott, désinvestissement et sanctions – visent à contrecarrer les efforts de responsabilisations des entreprises complices – et finalement, Israël lui-même.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, ne doit pas céder, et il doit veiller à ce que la base de données soit publiée.

 

Source : The Electronic Intifada

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

 




Comment l’Union Européenne encourage Israël à détruire les maisons des Palestiniens

Ali AbunimahDroits et Responsabilité – 27 novembre 2017

 

Des Palestiniens manifestent sur le tas de décombres d’une maison démolie par les forces d’occupation israéliennes dans le village d’al Walaja en Cisjordanie sous prétexte qu’ils n’avaient pas eu de permis – chose qu’Israël n’accorde que rarement aux Palestiniens, août 2017 (Wisam Hashlamoun / APA images)

 

Les diplomates de l’Union Européenne sont une fois de plus désespérés devant les expulsions à grande échelle de Palestiniens et face à la démolition de leurs maisons ainsi que de leurs écoles en Cisjordanie occupée par Israël.

L’inquiétude professée par les Palestiniens est totalement sapée par une politique européenne qui prodigue ses encouragements aux crimes commis par Israël.

Vendredi, la mission de l’UE à Jérusalem a émis un communiqué pour « déplorer la menace continue de démolitions et de saisies de bâtiments palestiniens » – qui laisseraient 400 personnes sans abri – dans les communautés de Ein al-Hilweh, Umm Jamal et Jabal al-Baba.

L’UE note que, le mois dernier, « quatre autres communautés d’éleveurs, représentant 170 personnes au nord de la Vallée du Jourdain, ont perdu leurs procès devant la Haute Cour israélienne, et deux écoles de Wadi al-Seeq et al-Muntar, financées par des donateurs européens, sont menacées de destruction et de saisie ».

Également, celle-ci prétend qu’elle est « profondément inquiète » devant les projets israéliens de démolition dans les prochaines semaines, d’à peu près un cinquième des logements et des infrastructures de Susiya dans les collines sud d’Hébron.

« Alors que l’hiver arrive, une démolition imminente laissera jusqu’à 100 personnes, dont la moitié sont des enfants, sans abri », déclare l’UE.

Toutes ces actions, affirme-t-elle, « menacent la solution à deux Etats » et violent « les obligations d’Israël, en tant que puissance occupante, selon le droit international humanitaire ».

Plus tôt ce mois-ci, l’ONU a elle aussi mis en garde à propos des démolitions imminentes, faisant remarquer qu’elles font partie de la politique systématique d’Israël pour accomplir le « transfert forcé » des Palestiniens de la zone C – environ 60 pour cent de la Cisjordanie est entièrement contrôlé par Israël, aidée par une politique d’annexion.

 

Un goût de déjà vu

Ce n’est pas une première : en août, les forces d’occupation ont détruit l’école de Jubbet al-Dib, financée par l’Europe. La veille de la rentrée des classes et comme à son habitude, l’UE n’a rien fait pour reconnaître la responsabilité d’Israël concernant cet acte de destruction ou la série d’autres démolitions et confiscations.

De même, en août, l’UE a émis un communiqué qui exhortait gentiment Israël à « reconsidérer » l’éviction prévue de la famille Shamasneh de son logement du quartier de Sheikh Jarrah dans Jérusalem occupée.

Malgré cela, quelques semaines plus tard, Israël a expulsé la famille.

Jusqu’ici en 2017 et selon l’ONU, Israël a démoli presque 400 bâtiments en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem Est, déplaçant plus de 600 Palestiniens.

La majeure partie de ces destructions se font au prétexte que les palestiniens construisent sans permis, sachant que ces derniers ne sont presque jamais accordés par les autorités d’occupation.

Bien que leur nombre soit en baisse comparé à 2016 – année record des destructions par Israël – les actions israéliennes font partie d’un effort de colonisation calculé, dévastateur pour la vie de familles palestiniennes tenues pour cible.

 

Discussions inutiles

Lundi, j’ai appelé le bureau de l’UE à Jérusalem pour leur demander si les choses seraient différentes cette fois-ci. Étant donné les déclarations précédentes de l’UE qui sont sans effet et traitées avec mépris par Israël, que compte faire l’Europe pour détourner l’occupant de ces projets de démolition ?

L’UE envisagerait-elle des sanctions ? La réponse diplomatique donnée par le porte-parole peut se résumer en un mot : non.

Une réponse habituelle. En plus des déclarations publiques, l’UE développe sa préoccupation dans des discussions privées avec les responsables israéliens.

En réalité,  il existe des preuves que l’on ait demandé aux hauts fonctionnaires européens lors d’échanges avec leurs homologues israéliens de ne pas susciter d’inquiétudes concernant les atteintes aux Droits de l’Homme.

Même si l’UE soulève ces questions en privé, il est absurde de s’attendre à ce qu’Israël y prête quelque attention que ce soit lorsque le message de Bruxelles à Tel Aviv est régulièrement : Faîtes ce que vous voulez, nous continuerons à vous apporter notre soutien inconditionnel.

Ce soutien se cristallise par des centaines de millions de dollars utilisés pour financer « la recherche », dont toute une partie est distribuée aux fabricants d’armes ainsi qu’aux tortionnaires israéliens.

 

À genoux devant Israël

Le soutien matériel à l’occupation et à l’apartheid, de même que le projet colonialiste de peuplement par Israël, sont renforcés par un engagement politique comportant d’une part, le refus de l’UE de condamner les politiques israéliennes lorsque ces dernières préconisent des actes génocidaires et le nettoyage ethnique du peuple palestinien, et d’autre part, l’aide pour calomnier et réduire au silence les citoyens européens qui défendent les droits des palestiniens.

Plus tôt ce mois-ci, l’UE et la France se sont humblement inclinés devant la décision d’Israël d’interdire à des élus français d’aller en Cisjordanie occupée. Ces derniers avaient prévu d’y aller pour exprimer leur solidarité envers le peuple palestinien qui vit sous l’occupation armée, à laquelle l’UE prétend s’opposer.

Néanmoins, les visites perpétuelles de responsables européens, volant vers Israël pour le récompenser en augmentant « la coopération », se poursuivent.

 

 

 

Dès lors, on ne peut décrire la politique européenne comme étant simplement inactive ou indifférente vis-à-vis des crimes commis impunément par Israël. En réalité, il s’agit d’une politique qui encourage l’État hébreu à s’approprier les terres palestiniennes et à mieux détruire des maisons et des vies.

 

Source : The Electronic Intifada

Traduction : J Ch. pour l’Agence Média Palestine

 




Comment les travaux de réconciliation palestinienne peuvent-ils sauver le projet national ?

 

Par Wajjeh Abu Zarifa, le 28 Novembre 2017

La réunion de réconciliation nationale qui a réuni toutes les factions politiques palestiniennes au Caire les 21 et 22 Novembre 2017, s’est achevée sur une déclaration qui se réfère aux précédents accords de réconciliation et demande l’activation de plusieurs comités, dont la capacité à produire des résultats significatifs reste à déterminer. C’est vrai, l’Autorité Palestinienne (AP) a repris ses fonctions dans les ministères de Gaza, conformément à l’accord d’Octobre signé par le Fatah et le Hamas au Caire, sous l’œil attentif du président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, et le Hamas a fait preuve de bonne volonté.

Cependant, plus que tout autre chose, la réunion du Caire fut le signe de la faiblesse du mouvement palestinien et de son incapacité à gérer les pressions, qu’elles soient internes ou internationales. Excluant jusqu’à présent l’ouverture limitée du passage de Rafah par l’Égypte, il n’y a pas eu d’améliorations notables dans les vies des Palestiniens de la Bande de Gaza en terme d’accès aux services de base comme l’électricité, l’eau propre et l’assainissement, des soins médicaux ou la reconstruction. Pour comprendre pourquoi il est si difficile de parvenir à l’unité nationale, il faut se pencher sur les complexités des problèmes que le Fatah et le Hamas doivent résoudre, ainsi que les objectifs propres à Israël.

Que veut Israël ?

Israël pense que la tentative actuelle de réconciliation est vouée à l’échec comme les 11 précédentes (dont il a souvent contribué à assurer l’échec). Cependant, si jamais cette tentative devait réussir, Israël attend de voir comment le processus va être réalisé sur le terrain, et comment il peut le manipuler pour servir ses intérêts sécuritaires. Israël veut voir l’AP avoir les pleins pouvoirs sur la Bande de Gaza et mettre en place la même politique qu’en Cisjordanie, particulièrement en ce qui concerne la coordination de sécurité et la prévention des attaques.

Dans un tel scenario, Israël reprendrait véritablement le contrôle total, sur le plan de la sécurité, de Gaza et éviterait d’avoir à faire des concessions (même de courte durée) en échange d’une trêve avec le Hamas, le Jihad Islamique, et leur alliés. Le contrôle des passages de frontières par les forces de sécurité de l’AP garantirait la stabilité dans les colonies israéliennes voisines, empêcherait le trafic d’armes vers Gaza, et pourrait mener à ce que les Palestiniens fassent en sorte de désarmer les groupes de résistance.

Israël sait aussi que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, n’autorisera pas la détention de prisonniers israéliens dans des territoires sous son contrôle. Ceci pourrait faciliter une avancée dans l’échange de prisonniers entre le Hamas et Israël, négocié sous l’égide de l’Égypte, ce qui serait une victoire pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Son gouvernement est accusé d’être indifférent au sort des citoyens israéliens retenus par le Hamas ainsi qu’à retrouver les corps des deux soldats israéliens tués pendant l’attaque israélienne de 2014 sur Gaza.

La position d’Israël dans l’échange de prisonniers a récemment été renforcée par le fait qu’il détient maintenant les corps de cinq des douze Palestiniens qu’il a tués lors du bombardement, fin octobre, d’un tunnel à l’Est de Khan Younis sous la large “zone tampon” qu’il a créée le long de sa frontière avec Gaza. Cette attaque avait aussi pour but d’envoyer un message israélien aux Palestiniens, celui que tout accord de réconciliation devrait s’attaquer au problème des tunnels.

Si l’AP échouait à désarmer le Hamas, Israël pourrait geler ses relations avec elle n’importe quand et prétexter l’absence de partenaire palestinien pour la paix. Israël pourrait même prétendre que l’AP est complice du Hamas. En bref, toute réconciliation ne suivant pas les conditions d’Israël seront confrontées à de graves difficultés et il est fort probable qu’elles devront reprendre à la case départ.

Les délicats problèmes du programme de réconciliation

Indépendamment des obstacles qu’Israël pourrait créer, les problèmes que doivent régler le Fatah et le Hamas pour parvenir à la réconciliation, n’ont fait que se complexifier. Ils tournent autour de quatre axes principaux.

Le premier est la formation d’un gouvernement d’unité nationale. Il est peu probable que le Hamas se soumette aux conditions du Quartet (États-Unis, Russie, Union Européenne et Nations Unies) de reconnaître Israël, de s’engager à la non-violence et de reconnaître les précédents accords de paix. Certains Palestiniens craignent que si le Hamas continue de refuser les conditions du Quartet, tous les Palestiniens, pas seulement ceux de Gaza, subiront de nouvelles sanctions et un siège.

Même en imaginant le meilleur scenario dans lequel la communauté internationale et Israël seraient d’accord pour fermer les yeux sur la participation du Hamas au gouvernement d’unité, surtout si un tel gouvernement comprenait des personnalités proches mais pas membres du Hamas, il y a un risque que se mette en place un double système Fatah-Hamas pour gouverner les institutions, ce qui exclurait les expert.e.s indépendant.e.s palestinien.ne.s ainsi que les autres factions. Dans une récente note stratégique, Khalil Shaheen avertit des pièges de ce genre de régime et du risque de raviver la discorde lors d’opérations du gouvernement.

Il faut aussi pointer un autre nœud introduit dans la déclaration tout juste conclue lors de la réunion du Caire, qui stipulait que tout sera fait dans le plein respect du droit. Cependant, de nombreuses lois passées par le Hamas et les systèmes qu’il a mis en place pendant les 10 années de division violent le droit. Ceci sera une équation difficile à résoudre.

La tenue d’élections est le deuxième obstacle majeur à la réconciliation, bien qu’il soit en tête des priorités de l’accord. Le Hamas n’a pas encore oublié son expérience de victoire des élections législatives de 2006 sans avoir le droit d’exercer ses pouvoirs. En effet, plusieurs parlementaires incarcérés immédiatement après les élections sont encore captifs dans les prisons d’Israël. Il est probable que dans le cas où le Hamas participerait à des élections, il demandera des garanties sur la reconnaissance des résultats par l’AP et la communauté internationale, quels que soient les vainqueurs. Il est difficile de croire en de telles garanties étant donné que l’AP, contrôlée par le Fatah, miserait sur la défaite électorale du Hamas.

La réforme de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est la troisième pierre d’achoppement. Le Document de Principes Politiques Généraux annoncé par l’ancien chef du Bureau politique du Hamas, Khaled Meshal, à Doha en Mai dernier présente une position positive envers l’OLP. Cependant, le Hamas tient à garder sa position de rejet d’Oslo, son droit à résister à l’occupation par tous les moyens, et son refus de coordination de sécurité avec Israël. Le Hamas pense également qu’à l’intérieur de l’OLP, le Fatah a monopolisé les prises de décisions palestiniennes depuis la création de l’organisation.

Quoi qu’il en soit, on n’atteindra pas une réelle réforme de l’OLP en incluant le Hamas et le Jihad Islamique, mais en réformant la structure de l’organisation et en assurant une pleine participation de tout.e.s les Palestinien.ne.s, en Palestine et à l’étranger, dans le processus de prise de décision. De véritables réformes exigent un programme de participation politique pour empêcher le monopole sur des décisions critiques et une direction équilibrée afin de remplacer l’ancienne direction qui gêne les réformes.

Le dernier obstacle, et non le moindre, est la question de la résistance armée. L’AP refuse l’existence de toute arme à feu qui ne serait pas sous son contrôle et rejette le modèle consistant à avoir un mouvement de résistance à l’intérieur d’un état, comme c’est le cas du Hezbollah au Liban. A l’inverse, le Hamas considère les armes à feu comme un instrument de libération et refuse le désarmement avant de parvenir à la libération et d’avoir établi un état palestinien. Ce problème sera un obstacle à la réconciliation si aucun accord n’est trouvé.

Comment protéger le projet national

La cause palestinienne se trouve à un tournant critique à cause des développement régionaux et internationaux. Les principaux désaccords entre les différentes parties concernent bien plus le programme politique que le partage du pouvoir et le gouvernement, même si aucun de leurs programmes n’a permis d’obtenir les droits palestiniens. Il est vital d’atteindre un consensus sur un programme politique commun sur lequel baser un accord national pleinement inclusif. Ci-après quelques propositions :

  • Redessiner les relations entre les composantes du système politique palestinien afin de marquer clairement la limite du contrôle politique et des fonctions de l’OLP et de ceux de l’AP. Dans ce processus, revoir la représentation des factions et organisations palestiniennes dans le système afin d’assurer une vraie représentation et une plus grande participation dans l’élaboration des politiques.

  • Introduire les mécanismes pour une participation politique à travers des élections. Des élections régulières, libres et équitables assureraient la responsabilité et empêcheraient le monopole du pouvoir et l’exclusion qui persiste depuis des décennies.

  • Stimuler la participation de la communauté aux prises de décisions nationales palestiniennes en sollicitant les avis et les expériences de groupes de réflexions, des institutions de la société civile, des gouvernements locaux, des syndicats, des associations locales, et mettre en place des organisations qui s’assurent de la bonne gouvernance et des performances du gouvernement.

  • Communiquer avec les Palestinien.ne.s de la diaspora, à l’intérieur des camps de réfugiés, et au-delà, afin de s’assurer que leur représentation soit proportionnelle à leur poids politique et économique, afin de renforcer les liens, et afin de les impliquer dans les programmes nationaux.

Le régime d’occupation d’Israël bénéficie de et exploite les divisions palestiniennes pour opprimer encore plus le peuple palestinien et éviter ainsi tout engagement vers la paix. Pour affronter l’occupation et restaurer le pouvoir palestinien dans la lutte pour le droit à l’autodétermination, la liberté et l’indépendance, et à un état souverain et indépendant ayant Jérusalem pour capitale, les Palestinien.ne.s ne doivent pas seulement mettre fin aux divisions mais aussi protéger le projet national palestinien. Il existe de sérieuses tentatives israéliennes et américaines, aux côtés de certains pays arabes, d’imposer des solutions régionales ou une “paix économique.”

Les travaux actuels pour unifier les institutions gouvernementales et le système politique palestiniens sont d’importantes premières étapes pour mettre fin aux divisions. Les deux parties doivent être comprendre que la division ne peut continuer, que la cause nationale fait face à de réels dangers, et que le peuple palestinien refuse la domination et l’oppression. Elles doivent continuer de résoudre les problèmes restants, aussi difficiles qu’ils soient.

Wajjeh Abu Zarifa

Membre d’Al-Shabaka, Wajjeh Abu Zarifa est un journaliste, chercheur et professeur de science politique à Gaza, et membre de l’Université de Chicago. Il possède un PhD de l’Institut arabe de recherches et d’études de science politique basé au Caire et un master d’études israéliennes de l’Université de Jérusalem. Abu Zarifa a participé à nombre de conférences et séminaires internationaux et publié des articles et recherches scientifiques aussi bien que des articles politiques et des éditoriaux. Il travaille dans les médias depuis 30 ans avec des organes de presse locaux ou internationaux, dont récemment NBC News. Abu Zarifa a occupé de nombreux postes à responsabilités, dont celui de directeur du bureau national de l’OLP pour la défense de la terre et la résistance à la colonisation, et membre du Secrétariat du Syndicat des Journalistes Palestinien.ne.s.

Source : Al Shabaka

Traduction LGr pour l’Agence Média Palestine




COLLOQUE Palestine : l’occupation nuit-elle gravement à la santé ?

 

COLLOQUE Palestine : l’occupation nuit-elle gravement à la santé ?

 

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et Médecins du Monde organisent un colloque international sous les auspices de Yannick Botrel, sénateur des Côtes d’Armor.

 

Le vendredi 15 décembre, 9h30-17h

Palais du Luxembourg

Salle Monnerville

26 rue de Vaugirard

Paris 06

Inscription obligatoire ouverte jusqu’au 12 décembre 2017 minuit.

 

2017 marque les 50 ans d’occupation de la Palestine. 50 ans de violations du droit international et des droits de l’Homme, et une colonisation qui se poursuit et s’accélère.

Concrètement, les Palestiniens doivent faire face aux entraves et restrictions de circulation, aux expulsions, à la démolition de leurs infrastructures et de leurs habitations, au vol de leurs ressources et de leurs terres et à des violences permanentes de la part de colons ou de l’armée. La Bande de Gaza est quant à elle de plus en plus isolée et sera, selon l’avis des Nations unies, inhabitable d’ici trois ans si le blocus n’est pas levé.

Cette situation ne peut qu’avoir des impacts sur la santé des palestiniens. Est-il possible de rester en bonne santé sous occupation ? Combien de temps peut-on survivre à un blocus ? La Palestine est-elle en train de devenir un laboratoire des effets de ces contextes sur la santé humaine ? Que font les associations locales et internationales pour la santé des palestiniens ? Quelles solutions envisager ?

Autour des témoignages d’acteurs de terrain, palestiniens et internationaux, nous vous proposons une journée de débats sur les conséquences sur la santé de la plus longue occupation de l’histoire et des perspectives d’actions concrètes pour garantir un droit à la santé effectif en Palestine.

 

Programme

 

9h-9h30 : accueil des participants

 

9h30-10h : ouverture et introduction

Monsieur le Sénateur Yannick Botrel, Claude Léostic, Présidente de la Plateforme Palestine, Reem Mansour, Responsable de la mission Palestine à Médecins du Monde

10h-11h30 Panel n°1 : Fragmentation du territoire et violences chroniques : les impacts de l’occupation de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est sur l’accès aux soins

Dr. Mustafa Barghouti, Président de Palestine Medical Relief Society : Les principaux défis de l’accès aux soins en Cisjordanie et les réponses de la société civile palestinienne

Rana Nashashibi, Directrice de Palestinian Counseling Center : Qu’est-ce que les jeunes de Jérusalem Est ont dans la tête ?

Muath Zyoud, Travailleur social, Médecins du Monde : Violence des colons, harcèlement de l’armée et démolitions : la peur est-elle une arme de guerre ?

Débat : 30 minutes

 

11h30 – 13h Panel n°2 : Blocus : la santé en état de siège

Mariam Farina, Directrice de Red Crescent Society for Gaza Strip : Gaza sous les bombes : le double défi du blocus et de l’urgence

Ran Goldstein, Directeur de Physicians for Human Rights Israël : Entre les guerres : quand les médicaments ne rentrent plus et que les patients ne peuvent pas sortir…

Majeda Al Saqqa, Directrice de Culture et Pensée libre à Gaza : Entre les guerres : les enjeux de la santé des femmes

Débat : 30 minutes

Pause déjeuner

 

14h30-16h Panel n°3 : Perspectives d’action : les Européens ont-ils leur mot à dire ?

Jessica Tropea, Juriste référente pour les opérations internationales, Médecins du Monde France : droit international et droit à la santé

Pascal Durand, député européen : initiatives politiques : une chance pour un droit à la santé effectif des palestiniens ?

Dr. Nizar Badran, Palmed : les médecins doivent-ils être activistes ?

Débat 30 min

 

Conclusion (16h-16h45)

Majeda Al-Saqqa, Culture et Pensée libre

Violaine Gagnet, responsable du pôle Moyen-Orient MdM France

 

Télécharger le programme

 

Pour toute demande de renseignement/informations complémentaires : contact[at]plateforme-palestine.org

voir et partager l’événement sur Facebook

Lire aussi le rapport de Médecins du Monde « Impacts psychosociaux et psychologiques de la violence liée à l’occupation en Palestine »

 

Source : Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

 




Le Tour d’Italie [1] s’incline devant la pression israélienne, rétropédale et reconnaît l’annexion illégale de Jérusalem

30 novembre – PACBI/Italie

Après que les ministres israéliens ont menacé de retirer leur soutien au Giro d’Italia en raison de l’utilisation du terme «Jérusalem-Ouest», les organisateurs de la course choisissent de reconnaître l’annexion illégale de Jérusalem-Est occupée par Israël.

La société civile palestinienne a dénoncé le Giro d’Italia pour avoir cédé aux pressions politiques du gouvernement d’extrême droite de Netanyahu en supprimant les références à Jérusalem-Ouest « West Jerusalem » sur son site internet et en utilisant « Jérusalem » à la place. Selon les militants palestiniens des droits de l’homme, le Giro «est directement complice de la propagande israélienne» selon laquelle Jérusalem est une ville «unifiée» sous sa souveraineté, ce qui n’est reconnu ni par l’ONU, l’UE ou l’Italie.

L’ONU considère Jérusalem-Est comme faisant partie du territoire palestinien occupé et ne reconnaît aucune partie de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Deux ministres israéliens ont menacé hier soir de retirer le parrainage israélien de la course, à moins que les organisateurs ne reconnaissent officiellement Jérusalem comme relevant de la souveraineté israélienne.

Mais quelques heures après la publication des menaces , les organisateurs de la course ont modifié le site officiel du Tour d’Italie pour effacer la distinction Est-Ouest (comme le montrent les images avant et après), reconnaissant ainsi la présence illégale d’Israël sur Jérusalem Est occupée.

Désireux d’utiliser le Tour d’Italie pour blanchir son occupation vieille de plusieurs décennies et les violations des droits de l’homme contre les Palestiniens, Israël verserait  10 millions d’euros pour le départ de la course, en plus de 2 millions directement au meilleur cycliste Chris Froome. pour sa participation à la course.

Stephanie Adam de la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël a déclaré:

« En menaçant de retirer le parrainage de la course du fait de la référence  à «Jérusalem Ouest», Israël a offert au Tour d’Italie une «stratégie de sortie» pour mettre fin à sa complicité dans les violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le Tour d’Italie, au contraire, a honteusement choisi de se plier aux pressions israéliennes et de reconnaître l’annexion illégale par Israël de Jérusalem-Est occupée, en violation du droit international et de la propre position du gouvernement italien.

Le Tour d’ Italie renforce la revendication illégale d’Israël sur la ville de Jérusalem, alors qu’ aucun état ne reconnaît la souveraineté d’Israël sur Jérusalem-Est ou ne fait de Jérusalem, Est ou Ouest, la capitale d’Israël.

Les premières tentatives maladroites des organisateurs de course d’atténuer l’implication du Tour d’Italie dans les crimes d’Israël en ajoutant « Ouest » à l’étape de Jérusalem n’ont rien changé au fait que l’une des principales courses du cyclisme est complice des actions d’un gouvernement oppresseur opérant en dehors de la règle de droit.

L’insistance malhonnête du Tour d’Italie à maintenir la politique hors du sport s’est avérée être un moyen de détourner la critique pour son acceptation d’un gros pot-de-vin israélien en échange de politiser la course et d’utiliser son  nom pour blanchir les violations des droits humains.

Il est temps que l’Union cycliste internationale (UCI), l’organisation cycliste mondiale restée sur la touche dès le départ, intervienne et prenne des mesures pour éviter de ternir l’une des courses cyclistes les plus appréciées au monde. Le plan B que le Tour d’Italie a évoqué doit être mis en œuvre immédiatement en relocalisant la course. Il se dit que les Pouilles sont  magnifiques au printemps. »

La Fédération israélienne de cyclisme sponsorise  et organise  des compétitions  dans les zones sous occupation militaire israélienne en violation du droit international. Quelques jours avant le Tour d’Italie l’équipe cycliste israélienne, qui se prépare à participer au Giro, participera  à une course entre Jérusalem-Est occupée et la colonie israélienne illégale de Pisgat Ze’ev.

Le Tour d’Italie est un événement de l’UCI World Tour.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël  (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni par Israël des droits palestiniens tel que stipulé dans le droit international. Visitez notre site et suivez-nous sur Twitter @PACBI

[1] Giro d’Italia. Le texte original en anglais utilise uniquement l’expression Giro d’Italia

Source: PACBI

Traduction: R.F et J.S pour BDS France