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Haytham Al-Moussawi – Liban

Le camp de réfugiés palestiniens de Chatila, au cœur de Beyrouth, ressemble plutôt à un abri : des ouvriers journaliers égyptiens, soudanais, éthiopiens, et, évidemment, l’ajout important des déplacés, que ce soient des palestiniens de Syrie ayant fui les camps du pays dans lequel ils vivaient avant la crise, ou, simplement, des syriens pauvres.

«Il y a longtemps, nous habitions cette rue
Chaque jour, elle rétrécissait un peu plus
Aujourd’hui nous sommes trop grands pour elle
Et comme le ventre d’une mère,
Nous n’y avons plus notre place»

Il n’y a sans doute pas plus sincère que ces vers du poème populaire de l’égyptien Salah Jahine pour décrire le camp de Chatila qui «était» aux réfugiés palestiniens avant qu’il ne devienne un mélange de nationalités, de murs et de câbles auxquels s’ajoutent, pour plus de confusion, le vacarme des lieux exigus, le cri des gens fatigués et en colère, et ce qu’aucune photo ne peut capturer d’odeurs de poubelles, de grondements de mobylettes qui traversent les ruelles étroites qui étaient des rues avant d’être rongées par des immeubles contraints à l’élargissement par le gonflement de la population.

Aujourd’hui, le camp ressemble plutôt à un abri : des ouvriers journaliers égyptiens, soudanais, éthiopiens, et, évidemment, l’ajout important des déplacés, qu’ils soient des palestiniens de Syrie ayant fui les camps du pays dans lequel ils vivaient, ou, simplement, des syriens pauvres.

Lire la suite de cet article en date du 8 mai dernier de Doha Chams, écrivaine et journaliste au Liban sur le site d’Assafir Al Arabi.