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Omar Barghouti écrit que  “la diversité devrait être honorée, et les droits collectifs culturels et religieux, respectés.”

Au rédacteur en chef:

Réf :

“Les Anti-sionistes méritent d’avoir le droit à la parole (colonne 16 avril)

Michelle Goldberg ébranle avec éloquence les tabous sur le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) pour les droits des Palestiniens, ouvrant un espace au débat. Mais sa description de mon opinion sur les droits des juifs dans une solution d’État unique démocratique ne tient pas compte de ses nuances.

B.D.S. ne défend aucune solution politique mais, personnellement, j’ai sérieusement défendu l’idée d’un seul État démocratique  donnant les mêmes droits à tous, après avoir mis fin à la « colonisation sioniste » ainsi que le sioniste Zeev Jabotinsky l’a décrit en 1923.

Un État d’apartheid qui privilégie juridiquement et institutionnellement les colonisateurs dans la Palestine historique défie le droit international, les principes éthiques et le sens commun.

Comme l’a écrit le philosophe Joseph Levine, « L’idée même d’un État juif [en Palestine] est non démocratique et viole les droits à l’autodétermination de ses citoyens non juifs ; il est donc moralement problématique ».

Une véritable démocratie inclusive, libre de tout assujettissement colonial, de discrimination et d’oppression, permettrait le retour aux réfugiés palestiniens et inclurait les israéliens juifs comme citoyens égaux et intégralement partenaires dans une nouvelle société partagée.

La diversité serait honorée et les droits collectifs culturels et religieux, respectés et protégés. La coexistence serait donc éthique et durable.

Omar Barghouti


Jérusalem
L’auteur est co-fondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.

Traduction: Sonia F. pour l’Agence Média Palestine

Source: New York Times