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HEBRON – Shabaab de Rafah est la première équipe de Gaza à remporter la coupe de football de Palestine en plus de dix ans, malgré les restrictions israéliennes qui maintiennent 10 de ses joueurs hors du terrain.

Rafah et Ahly al-Khalil de Hebron, la ville du sud-ouest de Cisjordanie qui a accueilli le match ont fini la deuxième mi-temps à zéro partout mais le 2-0 de Rafah en première manche lui a fait remporter le titre.

Le club de Gaza a dû déployer une équipe affaiblie, seuls 15 des 25 joueurs de l’équipe ayant obtenu des permis délivrés par Israël. Khaled Kweik, le directeur de Rafah a dit à l’AFP que c’était la première fois que l’équipe gagnait la coupe, ce qu’il a appelé une victoire « historique ».

« Nous avons été harcelés dès que nous sommes entrés en Cisjordanie et les Israéliens ont empêché 10 joueurs d’entrer » a-t-il dit après le coup de sifflet final. « Mais le reste des joueurs a pu assurer le match nul et remporter le titre ».

La Cisjordanie et Gaza sont séparées par Israël et les Palestiniens désirant aller de l’une à l’autre doivent demander des permis à Israël. Ahly a gagné la coupe en 2015 et en 2016, mais l’avantage d’être à domicile dans la deuxième manche de cette année n’a pas suffi pour qu’il surmonte le déficit de deux buts.

La rencontre annuelle oppose les vainqueurs de coupes jouées séparément à Gaza et en Cisjordanie dans une finale aller-retour, avec une manche dans chacun des territoires palestiniens.

La coupe ne s’est pas déroulée pendant 15 ans, ce qui est dû en grande partie aux permis israéliens, mais elle a repris en 2015 après l’intervention de la FIFA, la fédération internationale de football. Mardi, Shabaab a annoncé que 10 de ses joueurs étaient interdits d’entrer en Israël par la frontière d’Erez.

COGAT, l’agence du Ministère israélien de la défense responsable des affaires civiles dans les territoires palestiniens, a dit que l’interdiction était liée à des « raisons de sécurité » aggravées par une demande tardive des formalités.

Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine

Source : The Nation