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Par l’Agence Média Palestine, le 31 mai 2017

Après 40 jours, les prisonniers palestiniens ont décidé de suspendre leur grève de la faim, qui a été lancée le 17 avril 2017 par environ 1500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes et les centres de détention.

Les prisonniers avaient une série de revendications portant sur des besoins fondamentaux et des droits humains, comme la fin du refus des visites familiales, le droit à des soins médicaux appropriés, la fin de l’isolement cellulaire et la fin de la détention administrative, l’emprisonnement sans inculpation, ou sans procès.

Gilad Erdan, ministre de la sécurité intérieure déclarait le mardi 18 Avril 2017 : « Il s’agit de terroristes et d’assassins qui reçoivent ce qu’ils méritent et nous n’avons pas de raisons de négocier avec eux »* mais cette grève a su forcer le gouvernement israélien aux négociations.

Marwan Barghouti, l’un de ces prisonniers politiques palestiniens déclarait au début de la grève : « Nos chaines seront brisées avant que nous le soyons« **.


C’est ainsi que durant ces 40 jours, les prisonniers politiques palestiniens ont subi une répression féroce de la part de l’administration pénitentiaire israélienne. Fouilles des cellules avec des chiens, confiscations de vêtements, de sel et d’eau, déplacements forcés…

40 jours où les prisonniers politiques palestiniens ont résisté dans le plus grand silence des principaux médias.

Issa Qaraqe, directeur de la Commission des affaires des prisonniers palestiniens, a pris la parole lors d’une conférence de presse le dimanche 28 mai, dans laquelle il a déclaré que  » 80% des demandes  » des prisonniers ont été obtenues lors de la grève.

Qaraqe a rendu compte des principaux éléments convenus par les grévistes avec l’administration pénitentiaire israélienne, comme l’a noté l’avocat palestinien Karim Ajwa, qui s’est réuni dimanche matin avec l’un des leaders de la grève, Nasser Abu Hmeid.

Les améliorations portent surtout sur la question des visites familiales et des conditions de vie. L’accès à plus de membres de la famille, les grands-parents et les petits-enfants. L’amélioration de la communication, en particulier pour les enfants emprisonnés, les femmes et leurs familles, installation de téléphones publics. Les interdictions de « sécurité » et les interdictions fréquentes de visite familiale imposées par l’administration pénitentiaire israélienne sont également allégées.

Les négociateurs israéliens se sont engagés à étudier les revendications non réglées.

Mardi 30 Mai 2017, les radios israéliennes rapportaient les propos tenus le même jour par Marwan Barghouti, assurant que la grève reprendrait si l’administration israélienne ne tenait pas ses engagements et appelant l’autorité palestinienne ainsi que la direction de l’OLP, à mettre la libération des prisonniers au cœur d’éventuelles négociations.

Sources : Addameer ainsi que Samidoun

Dossier de presse réalisé par l’Agence Media Palestine

*: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/04/18/israel-intransigeant-face-aux-detenus-en-greve-de-la-faim_5113244_3218.html 

** : https://www.acatfrance.fr/actualite/-nos-chaines-seront-brisees-avant-que-nous-le-soyons-