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Dix jours avant sa libération, le journaliste emprisonné Al-Qeeq a été frappé de nouvelles charges par une cour militaire

Le journaliste palestinien a été brusquement frappé de nouvelles charges par une cour militaire d’occupation israélienne le 4 avril, 10 jours avant sa libération prévue après trois mois d’emprisonnement sous détention administrative sans chef d’accusation ni procès.

Al-Qeeq a mis fin à une grève de la faim de 33 jours le 10 mars, après un accord selon lequel sa détention administrative ne serait pas renouvelée à son expiration le 14 avril, trois mois après son arrestation par les forces d’occupation israéliennes le 15 janvier, alors qu’il retournait chez lui après une manifestation à Bethléem.

Fayha Shalash, l’épouse d’al-Qeeq, elle aussi journaliste, a décrit les charges comme « une infâme tentative de le garder en détention aussi longtemps que possible, » et dit que les nouvelles accusations pourraient être liées à la participation de son mari à des manifestations de solidarité avec des prisonniers ou demandant le retour des corps des Palestiniens tués par les forces d’occupation israéliennes.

Shalash a dit que cette action par l’occupation israélienne « vise à briser la volonté des prisonniers palestiniens et à contourner les grèves de la faim tout en envoyant le message que ces grèves sont inutiles, en essayant de supprimer les prochaines grèves de prisonniers pour la défense de leurs libertés ».

Al-Qeeq avait déjà obtenu en 2016 sa libération d’un emprisonnement sous détention administrative, sans charges ni procès, après une grève de la faim de 94 jours. Il avait été relâché en mai 2016 et a

été depuis un participant régulier des manifestations pour les droits des prisonniers palestiniens. Al-Qeeq comparaîtra une fois encore devant la cour militaire d’Ofer le mardi 6 avril.

Le réseau Samidoun de solidarité avec les prisonniers palestiniens condamne fermement ces charges nouvelles et injustes contre le journaliste palestinien Mohammed al-Qeeq, une tentative transparente pour le garder en prison dix jours seulement avant sa libération obtenue après 33 jours de grève de la faim. Nous appelons à des actions et à des démonstrations tous les gens de conscience du monde entier afin de demander la libération immédiate de Mohammed al-Qeeq et de ses compagnons palestiniens prisonniers.

Traduction : Catherine G. pour l’Agence Média Palestine

Source : Samidoun.net