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16 AVRIL 2016 15h18 (MISE A JOUR : 17 AVRIL 2016 16h42)

GAZA (Ma’an) – Le comité de soutien aux journalistes palestiniens a annoncé samedi qu’Israël a détenu, depuis octobre 2015, 43 journalistes, dont deux reporters étrangers, dans les Territoires palestiniens occupés.

Le comité basé à New York a expliqué, dans un rapport, que durant leur détention et leur emprisonnement, les journalistes ont rapporté des tortures, de la négligence médicale, ainsi que des décisions irraisonnables et illégales des autorités israéliennes.

Le comité a condamné le nombre croissant de détentions de journalistes et a appelé à leur libération immédiate.

Au moins quatre des 43 journalistes ont été libérés en février et mars, tandis que 20 autres – dont une femme journaliste et un étudiant en journalisme – sont toujours dans les prisons israéliennes et que d’autres ont été transférés en résidence surveillée.

Le rapport a aussi expliqué que trois journalistes souffraient de problèmes de santé. Bassam al Sayih souffre d’un cancer en stade avancé et le détenu administratif, Ali al-Ewawi, souffre d’une rectocolite hémorragique.

Le comité a ajouté que le journaliste palestinien, Muhammad al-Qiq, était toujours en train de se rétablir de sa grève de la faim éreintante de 94 jours qui l’avait amené proche de la mort, et était actuellement traité dans le centre médical israélien HaEmek à Afula.

Le comité de défense des droits des journalistes a rendu public le rapport de samedi pour marquer le jour des prisonniers palestiniens, qui a lieu le 17 avril chaque année en solidarité au 7000 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

D’après le groupe palestinien de défense des droits des prisonniers, Addameer, la répression israélienne sur les organismes médiatiques, et les journalistes en particulier, fait partie d’une politique systématique qui désigne souvent des organes de presse affiliés à des partis politiques comme des organisations terroristes.

Adaameer a déclaré « l’implication pratique des ces infractions avec une définition large est la criminalisation de beaucoup d’aspects de la vie civile palestinienne. »

Dans une déclaration rendue publique en mars, le groupe pour la liberté de la presse palestinien MADA, a expliqué qu’il était « hautement concerné » par les récentes résolutions israéliennes visant les médias palestiniens car elles omettent « la principale raison de tout le conflit, à savoir l’occupation ininterrompue et les violations systématiques contre le peuple palestinien. »

Le groupe a aussi rendu public un rapport le mois dernier montrant que 2015 avait vu une augmentation « sans précédent » des violations contre les journalistes palestiniens à travers le territoire palestinien occupé.

Traduction: Julie V. pour l’Agence Média Palestine

Source: Maan News