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Ci-dessous le communiqué de presse de Malika Benarab-Attou, députée EELV au parlement européen.

Accords d’Oslo : 20 ans après, Ashton se dérobe-elle ?

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 18 septembre 2013

En juillet 2013, l’UE adoptait une feuille de route selon laquelle « tous les accords entre l’État d’Israël et l’UE doivent indiquer explicitement qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967, établissant une distinction entre Israël et les entités en Cisjordanie ». Mais il semblerait que les pressions israéliennes et américaines ont été efficaces, en témoigne la Délégation de l’UE (10/09/2013) qui s’est rendue à Jérusalem dont le but était de dissiper les craintes du régime israélien.

Malika Benarab-Attou, Eurodéputée Les Verts/ALE, déclare « je déplore l’organisation de cette mission et les récentes déclarations de Laurent Fabius et de Catherine Ashton, qui laissent entrevoir un fléchissement dans l’application de cette nouvelle directive. Pour Israël, le respect de l’application de cette feuille de route signifierait la reconnaissance des territoires en dehors des frontières de 1967 notamment le fait que les colonies de Cisjordanie ne font pas partie d’Israël ».

20 ans après la signature des Accords d’Oslo, le processus de paix palestino-israélien piétine alors que les relations UE-Israël vont bon train (échanges commerciaux de 33 milliards d’Euro pour l’année 2012) et ce malgré la clause sur les droits de l’homme stipulée dans l’accord d’association. Alors que la Palestine subie de nombreuses injustices notamment l’expansion des colonies, le blocus de Gaza et l’opération « Plomb durcie », en 2008-2009, au cours de laquelle l’État d’Israël a lancé des bombes au phosphore et à l’uranium appauvri sur Gaza.

Selon Malika Benarab-Attou, l’UE et ses États membres « ont l’obligation de s’abstenir d’assister ou de reconnaître les violations du droit international. C’est en vertu de cela que l’UE doit s’assurer de la stricte mise en œuvre de ces lignes directrices car sont aussi en jeu le soutien financier de l’UE à des projets israéliens, qui couvrent des territoires occupés et colonisés, et la participation d’Israël au programme européen de recherche Horizon 2020 ».

Pour Madame Benarab-Attou, « nous sommes face à un blocage; force est de constater le double discours de l’État d’Israël concernant ce processus de paix. L’UE le sait, en atteste les déclarations de Catherine Ashton, le 14 mai 2012. Pourtant, l’UE laisse faire, elle se rend complice et se décrédibilise. L’Eurodéputée conclue, « l’UE doit absolument mettre en avant l’illégalité des colonies israéliennes au-delà des frontières de 1967, exiger que cesse leur expansion et qu’elles ne pourront en aucun cas servir de point de départ à des négociations ultérieures ».