Les relais d’Israël en France tentent de censurer l’artiste palestinienne Ahlam Shibli, qui présente actuellement  au musée du Jeu de Paume à Paris une exposition photo et  appellent à manifester et ont écrit à la ministre de la Culture.

La meilleure réponse à ces tentatives de censurer l’art et cette artiste palestinienne? Allez nombreux-ses découvrir cette exposition, qui se tient au Musée du Jeu de Paume, 1 Place de la Concorde, Jardin des Tuileries ; Métro Concorde lignes 1,8 et 12.

 

Extrait de la présentation de l’exposition:

L’exposition proposée au Musée du Jeu de Paume à Paris est intitulée Phantom House. Dans sa présentation de la manifestation, le musée écrit : « Le travail photographique d’Ahlam Shibli porte sur les contradictions inhérentes à la notion de foyer. Son œuvre traite de la perte du foyer et du combat contre cette perte, mais aussi des restrictions et des limitations que l’idée de foyer impose aux individus. Parmi les lieux où se rencontre cette problématique, on peut citer les territoires palestiniens occupés ; les monuments français qui commémorent sans distinction les résistants à l’occupant nazi et les soldats engagés dans les guerres coloniales menées contre des peuples qui réclamaient leur indépendance ; les corps des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels issus de sociétés orientales ; et les communautés d’enfants recueillis dans les orphelinats polonais.

Death, dernière série en date d’Ahlam Shibli, spécialement conçue pour cette rétrospective, montre comment la société palestinienne préserve la présence des « martyrs », selon le terme employé par l’artiste. Cette série témoigne d’une vaste représentation des absents au travers de photographies, de posters, de tombes et de graffitis exhibés comme une forme de résistance.

L’exposition rassemble six des séries photographiques réalisées par Ahlam Shibli durant la dernière décennie. La plupart des œuvres sont accompagnées de légendes de l’artiste qui les situent dans un temps et un lieu précis. Elles jalonnent une enquête qui a souvent conduit la photographe à fréquenter longuement les personnes concernées, à les observer et à s’entretenir avec elles ».